L'apôtre, poursuivi jusqu'en ce lieu par les païens, aurait fait franchir d'un bond à sa monture toute la vallée de Malvaux, et serait allé s'abattre au Foudon, où l'on montre une autre pierre de Saint-Martin.
Les villageois attribuent à l'eau qui séjourne dans le creux du rocher, la même vertu qu'à celle de la fontaine St-Pierre. On s'en sert comme d'un préservatif contre les fièvres, et il n'est pas rare d'y rencontrer des pièces de monnaie, des oeufs ou autres offrandes. Les pauvres seuls ont le droit d'y toucher; car celui qui, sans nécessité, y porterait la main, prendrait la maladie dont a été guéri le donateur.
NOTES:
[Note 1: L'influence grecque dans les poteries et dans les quelques objets de métal trouvés dans les fouilles du Beuvray, est tellement évidente qu'il n'est pas possible de supposer aux Éduens d'autres instituteurs dans les arts que les Grecs et les Marseillais.]
[Note 2: Ce passage de Pline, quoique postérieur de plus de cent ans à l'époque dont nous parlons, n'en est pas moins probant, car plusieurs des espèces de marne que cite cet auteur ont des noms gaulois.]
[Note 3: Voir ce qui est relatif à l'émaillerie gauloise au paragraphe de la Come-Chaudron.]
[Note 4: Caesar. Bell. Gall. I, 22.]
[Note 5: Caesar, Bell. Gall.VII, 55.]