Ce parallèle, ajoute Colbert, pourroit être continué à l'infini; mais, pour l'abréger, il suffira de dire qu'il a fait (chose incroyable et même impossible dans la nature) passer en si peu de temps un État comme celui-ci, dans une matière si délicate et si importante que celle des finances, d'une extrémité de corruption au plus excellent degré de perfection qui se puisse imaginer, et toutefois c'est l'ouvrage d'un jeune prince de vingt-trois à vingt-quatre ans.»
ADDITIONS ET CORRECTIONS, Tome II
Page 6, ligne 15. La Fontaine avait parlé dans son Ode sur la paix du séjour que Mazarin fit à Vaux en 1659:
Quand Jules las de nos maux
Partit pour la paix conclure,
Il alla coucher à Vaux,
Dont je tire un bon augure[1664].
M. Walckenaer a ajouté cette variante à la deuxième stance l'extrait suivant des Défenses de Fouquet: «M. le cardinal partit pour Saint-Jean de Luz, passa à Vaux, et, après avoir épuisé pour les affaires publiques tout ce que chacune des personnes dont je me servois avoit de crédit, me redemanda le même jour sur ses appointements quinze mille pistoles, et manda au sieur Colbert de m'en donner décharge.»
Page 36: ligne 18. de Gèvre, lisez de Gesvres.
Page 57, note 1: a cour, lisez la cour.
Page 58. Gilles Fouquet qui épousa en mai 1660, la fille du marquis d'Aumont est probablement le personnage désigné plusieurs fois sous le nom de M. de Mezière. Je n'ai pu en trouver la preuve, mais la Fontaine a composé un madrigal sur le mariage de M. de Mezière avec la fille de madame d'Aumont[1665]. Il est vrai que l'on donne à ce madrigal la date de juin 1659, dans l'édition de M. Walckenaer, tandis que le mariage de Gilles Fouquet avec mademoiselle d'Aumont n'eut lieu qu'en mai 1660[1666]; mais ces erreurs de date, qu'il faut attribuer aux éditeurs, n'ont rien qui doive étonner. Il en est de même du nom de maréchale donné à madame d'Aumont dans le titre du madrigal de La Fontaine et dans une note écrite par le poëte lui-même; madame d'Aumont[1667], n'était que marquise d'Aumont; c'était sa belle-sœur madame d'Aumony de Rochebaron, qui portait le titre de maréchale. Il est probable que la Fontaine avait écrit madame la M. d'Aumont, et que les éditeurs ont mis madame la maréchale au lieu de madame la marquise. Enfin ce qui me porte encore à croire que M. de Mezière était bien Gilles Fouquet, frère du surintendant, c'est que lorsqu'en 1679 la famille de Nicolas Fouquet obtint la permission de le venir voir à Pignerol, nous trouvons parmi les membres de cette famille un M. de Mezière, frère du prisonnier[1668].
Quoi qu'il en soit, voici les vers composés par la Fontaine sur le mariage de M. de Mezière avec mademoiselle d'Aumont, et la note qu'il y a jointe: