On juroit dans le moyen âge par toutes les parties du corps de Jésus-Christ dont on supprimoit le nom pour éviter les peines établies par Dieu et par les hommes contre les blasphémateurs. «Par la vertus, dist frère Jan, du sang, de la chair, du ventre, de la teste, etc.»—Pantagruel, liv. IV, chap. 19. Voyez, sur cette habitude, les Fabliaux et Contes, édit. de 1808, t. I, p. 461, col. 1, au mot Coiffe. C'est ainsi que maintenant encore beaucoup de gens disent sacrebleu ou bigre, en place d'autres mots presque identiques qu'ils se feroient un scrupule de prononcer.

Page 9, vers 234.

Sire, cœ dit Horn, à mun ostel irrai
E cest mien pélerin oue moi amenrai,
Seigner e reposer e baigner le frai.

(Lai de Horn, Ms. Harléien, no 517, fol. 71, vo, col. 2.)

Voyez, sur l'habitude de se faire saigner au moyen âge, les Poésies de Marie de France, t. I, p. 127, note (1).

Page 10, vers 246.

Malheur à mon cou si, etc. On trouve à tout instant dehait dans les ouvrages de nos trouverres, et dathet him ay se lit dans le Sir Tristem de Walter Scott.

Page 10, vers 248.

Ce proverbe, qui se trouve plus loin, p. 76, v. 2097, est aussi dans le Roman de la Violette. L'auteur parle:

Mais je sais bien que manechiés
Vit plus que mors ne fait d'asés