(Pasquil de la Court, pour apprendre à discourir, à la suite de le Satyrique de la Court, 1624, in 8o, p. 29.)
[155]: V. encore, sur cette frayeur que l'apparition de Mansfeld avec son armée sur les frontières de Lorraine jeta dans Paris et par toute la France, une note de notre édition des Caquets de l'accouchée.
[156]: Grondé, admonesté. Ce verbe, très peu usité, avoit grommeler pour diminutif.
[157]: C'est le jardin dont nous avons parlé tout à l'heure, et qu'on avoit sans doute transformé en jardin public et en bal champêtre, en même temps que l'on avoit donné aux appartements de l'hôtel les locataires et la destination que vous savez. On le désignoit sous le nom de: Allée de la Reine-Marguerite. La population y étoit la même que celle du logis. Dans le Ballet nouvellement dansé à Fontainebleau par les dames d'amour. Paris, 1625, in-8, pag. 1, l'une des héroïnes, la dame Guillemette, est appelée gouvernante des Allées de la feue royne Marguerite. Elle est conduite au bal par une commère des mêmes quartiers, «la petite Jeanne des fossez S.-Germain des Prez.»
[158]: Bouffon de la reine Marguerite, qui, à la mort de la princesse, eut la misère pour dernier salaire de ses turlupinades. V. les Caquets de l'accouchée, et Sauval, Galanteries des rois de France. Edit. in-12, 3e partie, pag. 70. «Il prenoit la qualité de maître de requêtes de la reine Marguerite et de son orateur jovial.»
[159]: Type caricature créé en haine et en moquerie des Espagnols, dont, comme Polichinelle, il exagéroit encore sur sa physionomie le nez proéminent et la mâchoire saillante. De ganassa, qui est ce mot mâchoire en espagnol, on lui avoit fait le nom cité ici, et dont notre mot ganache est encore aujourd'hui une altération transparente. Le Livre des singularités, par Philomneste (G. Peignot), pag. 105.
[160]: Nous empruntons cette pièce, intéressante pour l'histoire des modes, au Recueil de pièces en pose les plus agreables de ce temps, composées par divers autheurs (quatriesme partie). Paris, Charles Sercy, MDCLXI. Elle doit avoir été écrite par quelqu'un de la société de Mme de Sévigné. La dédicace à Mlle de la Trousse le feroit du moins penser.
[161]: Elle étoit fille de François le Hardi, marquis de la Trousse, et de Henriette de Coulange, tante de Mme de Sévigné. Après une existence beaucoup moins frivole que la dédicace qui lui est faite ici et que plusieurs couplets de Bussy pourraient le faire croire, elle mourut saintement aux Feuillantines, où elle s'étoit retirée, en décembre 1685.
[162]: Cet édit porte la date du 27 novembre 1660; c'est le même dont Molière a dit par la bouche de Sganarelle:
Oh! trois et quatre fois béni soit cet édit,
Par qui des vêtements le luxe est interdit!
Les peines des maris ne seront pas si grandes,
Et les femmes auront un frein à leurs demandes!
Oh! que je sais au roy bon gré de ces descris
Et que, pour le repos de ces mêmes maris,
Je voudrais bien qu'on fît de la coquetterie
Comme de la guipure et de la broderie.