[251]: Allusion au livre singulier dont voici le titre: La magnifique doxologie du festu, par M. Sebastien Roulliard, de Melun, advocat au parlement. Paris, 1610, in-8o.
[252]: C'est la fameuse puce qu'Estienne Pasquier, étant à Poitiers pour les Grands jours, aperçut sur le sein de la belle Catherine des Roches, et au sujet de laquelle il ouvrit une sorte de concours poétique. Tous les célèbres auteurs y prirent part, non seulement ceux qui écrivoient en françois, mais ceux qui faisoient des vers grecs, latins, italiens et espagnols. Aussi le P. Garasse a-t-il dit: «Cette puce a tant couru et sauté dans les esprits fretillans des François, des Italiens, des Flamands, qu'ils en ont fait un Pégase.» (Recherche des recherches, liv. V, ch. 10.) Pasquier fit un recueil de tous ces vers, qu'il dédia à M. Achille du Harlay, président des Grands-jours, et qu'on trouve à la fin de son volume: la Jeunesse d'Estienne Pasquier et sa suite, Paris, Jean Petit-Pas, 1610, in-8o. Le recueil a lui-même pour titre: La Puce, ou jeux poétiques françois et latins composés sur la puce aux Grands jours de Poitiers, en 1579. Il avait déjà paru isolément en 1581 et 1583, sous le titre de: La Puce de madame des Roches.
[253]: Le biset est un pigeon sauvage un peu plus petit que le ramier, ayant les pieds et le bec rouges.
[254]: Comme les pygmées d'Homère, que les grues dévorèrent.
[255]: On appeloit ainsi l'espèce de malaise mêlé de frissons qui suit les débauches de bonne chère. «Il a fièvre de veau, il tremble quand il est saoul.» (Adages françois, XVIe siècle.)
[256]: «A Paris, en la roustisserie du Petit-Chastelet, au devant de l'ouvroir d'ung roustisseur, un facquin mangeoit son pain à la fumée du roust, et le trouvoit, ainsy parfumé, grandement savoureux. Le roustisseur le laissoit faire. Enfin, quand tout le pain fust bauffré, le roustisseur happe le facquin au collet, et vouloit qu'il luy payast la fumée de son roust. Le facquin disoit en rien n'avoir ses viandes endommaigé, rien n'avoir du sien prins, en rien luy estre debiteur. La fumée dont est question evaporoit par dehors: ainsi, comme ainsi se perdoit-elle, jamais n'avoit esté dit que dedans Paris on eust vendu fumée de roust en rue. Le roustisseur replicquoit que de fumée de son roust n'estoit tenu nourrir les facquins, et renioit, en cas qu'il ne le payast, qu'il luy osteroit ses crochets. Le facquin tire son tribart, et se mettoit en deffense. L'altercation fust grande; le badaud peuple de Paris accourut au debat de toute part. Là se trouva à propos Seigni Joan, le fol citadin de Paris. L'ayant aperceu, le roustisseur demanda au facquin: Veulx-tu sus nostre differend croire ce noble Seigni Joan? Ouy, par la sambre guroy! respondit le facquin. Adonc Seigni Joan, ayant leur discord entendu, commanda au facquin qu'il luy tirast de son bauldrier quelque pièce d'argent. Le facquin luy mist en main ung tournois Philippus. Seigni Joan le print et le mist sur son espaule gausche, comme explorant s'il estoit de poids; puis le timpoit sur la paulme de sa main gausche, comme pour entendre s'il estoit de bon alloy; puis le posa sus la prunelle de son œil droict, comme pour veoir s'il estoit bien marqué. Tout ce fust faict en grand silence de tout le badaud peuple, en ferme attente du roustisseur et desespoir du facquin. Enfin le feit sur l'ouvroir sonner à plusieurs fois; puis, en majesté presidentale, tenant sa marotte au poing, comme si feust un sceptre, et affublant en teste son chaperon de martres singesses, à aureilles de papier fraisé à poinct d'orgues, toussant prealablement deux ou trois bonnes fois, dist à haulte voix: La cour vous dict que le facquin qui a son pain mangé à la fumée du roust civilement a payé le roustisseur au son de son argent; ordonne la dicte cour que chascun se retire en sa chacunière, sans despens, et pour cause.» (Rabelais, liv. III, ch. 36.)
[257]: Il veut parler des boucheries voisines de cette église, et qui, dès le XIIe siècle, avoient fait donner à la rue Montagne-Sainte-Geneviève le nom de rue des Boucheries.
[258]: On vendoit toutes sortes de denrées sur le Petit-Pont, V. notre Paris démoli, 2e édit., p. XLV.
[259]: Vieux mot que la langue culinaire a seule conservé. Havir se dit pour l'action du feu trop vif, qui dessèche la viande par dehors sans la cuire à l'intérieur. C'est, selon Ménage, le mot grec αυειν, rôtir, brûler.
[260]: C'est Voiture le poète; nous le reconnaissons bien à ce cadeau de friandises.