TABLE DES MATIÈRES.

Notes

[1]: Jean Gosselin succéda à Mathieu LaBssie comme garde de la bibliothèque du Roi à Fontainebleau. (Discours sur l'histoire de la bibliothèque du Roi, en tête du 1er volume du catalogue imprimé, p. 16.)

[2]: Cette déclaration si positive de Jean Gosselin rétablit un fait altéré dans le Discours cité tout-à-l'heure. Il devient constant que ce ne fut pas sous Henri IV, en 1595, comme les auteurs de cette notice, d'ailleurs excellente, l'ont avancé, mais long-temps auparavant, sous Charles IX, que la bibliothèque fut transférée de Fontainebleau à Paris.

[3]: Jean Gosselin a fait ailleurs une autre constatation de cet acte de violence et des pillages qui en furent la conséquence. Entre autres choses précieuses, un manuscrit françois, Marguerites historiales de Jean Massuë, avoit été distrait de la bibliothèque. Il y fut réintégré après les troubles, mais un cahier y manquoit. J. Gosselin, qui étoit encore garde de la librairie, afin de renvoyer à qui de droit la responsabilité de cette mutilation, écrivit cette note sur le côté intérieur de la couverture du manuscrit: «Mémoire que le président de Nully, durant la ligue et durant la trève, s'est saisi de la librairie, laquelle il a possédée jusqu'à la fin du moys de mars, en MDXCIV, qui sont six mois, pendant lequel temps on a coupé ou emporté le premier cahier du présent livre, auquel cahier estoient contenues choses remarquables. Item, durant le temps susdit, ont esté emportez de cette dite librairie plusieurs livres dont le commissaire Chenault feist enqueste bientôt après que le dit président eut rendu cette librairie. Signé Gosselin, ita est.» Dans le Discours qui sert d'introduction au catalogue (p. 17), cette curieuse note est citée, puis il est dit après: «Ce garde (Jean Gosselin) parle ensuite des tentatives que Guillaume Rose, evesque de Senlis, et Pegenac, docteur de Sorbonne, fameux ligueurs, firent dans un autre temps pour envahir la Bibliothèque royale; et il a adjouté qu'ils en furent toujours empeschez par le président Brisson, à la requête et à la sollicitation de lui Gosselin.» Cette circonstance, comme le remarquent les auteurs du Discours, est en contradiction avec ce qu'assure Joseph Scaliger dans ses Lettres (lib. I, epist. 63). A l'entendre, Barnabé Brisson «ayant eu chez lui un bon nombre des livres du Roi, sa veuve les vendit presque rien.» Il faut sans doute être moins rigoureux que Scaliger, et ne pas faire un crime de ces simples emprunts au malheureux président, qui ne fut que trop empêché pour rendre ce qu'il avait emprunté; mais il faut regretter la perte qui en résulta pour la bibliothèque, et qui ne fut que trop réelle. Parmi les livres qui ne reparurent plus se trouvait l'un des deux seuls exemplaires échappés à l'auto-da-fé que le numismatiste Hautin avoit fait de son Traité des Médailles. Gardant l'un pour lui, il avait donné l'autre à la bibliothèque du Roi: «Il en fut tiré, avec quelques autres, par M. Brisson, qui, les ayant portez chez lui, selon sa coutume, pour les examiner plus à loisir, et dans le dessein de les remettre à leur rang, fut prévenu de la mort, ayant péri malheureusement dans les désordres de la ligue. Sa veuve, qui trouva ce livre parmi ceux de son mari, sans démêler s'il étoit de la Bibliothèque royale ou non, le vendit avec les autres.» (Essais de littérature pour la connoissance des livres, etc.) La Haye, 1703, in-12, p. 15.—Les Sainte-Marthe ont aussi parlé des pertes faites alors par la bibliothèque. Le père en fait mention dans l'un de ses opuscules, le fils dans un Discours au Roi sur la bibliothèque de Fontainebleau. Le Prince, dans son essai historique sur la Bibliothèque du Roi, ne fait que reproduire à ce sujet ce qu'il a trouvé dans le Discours préliminaire; il ajoute, toutefois, dans une longue note, que parmi les livres disparus se trouvoit le manuscrit des Statuts et livre armorial des escripts et blasons des armes des chevaliers et commandeurs de l'ordre et milice du Saint-Esprit, institué par Henri III en 1578, manuscrit magnifique qui, plus tard, passa de chez Gaignat dans la bibliothèque du duc de la Vallière.

[4]: Il ne faut pas confondre ce livret avec un autre paru sous le même titre en 1615, réimprimé dans l'un des volumes du recueil A. Z, et le même dont Malherbe écrivoit à Peiresc, le 13 février 1615: «Il s'est fait un Diogène françois, mais ridicule et impertinent; et, hormis trois ou quatre mots où il contrefait le baragouin d'un certain homme et bouffonne sur la physionomie d'un autre, je n'en donnerois pas un clou à soufflet.»

[5]: La forme écourtée des manteaux dont on parle ici, et qui, ne descendant guère plus bas que les reins, eussent été si favorables aux apothicaires qui poursuivoient Pourceaugnac, fait comprendre de reste le sens de ce mot clistérique.

[6]: On avoit dit aussi chappons pour lettres galantes; on les écrivoit surtout en vers. Il s'en trouve plusieurs dans les poésies de Christophe de Beaujeu. «On conçoit aisément, est-il dit à ce propos dans les Mélanges d'une grande bibliothèque, tome VII, pag. 297, que les poulets galants sont des diminutifs de ces chapons-là.»