[7]: Périphrase pour désigner les maîtres paumiers.
[8]: Ce sont les événements qui, de 1614 à 1617, devoient le plus préoccuper les esprits.
[9]: C'étoit la friture à la mode depuis que Henri IV, pour répondre à cette rodomontade de l'ambassadeur d'Espagne: «Votre Paris danseroit dans notre Gand», lui avoit dit: «J'ai une Loche (il parloit de cette ville de Touraine et de sa grosse tour) si grosse et si grande que tout le beurre d'Espagne ne suffiroit pas pour la frire.»
[10]: Ce quatrain rappelle les nombreuses facéties et chansons qui furent faites au XVIe siècle contre la milice si promptement discréditée des Francs-Taupins. La plus curieuse chanson sur ce sujet se trouve dans le recueil Maurepas, avec son refrain:
Deriron, vignette sur vignon.
M. L. de Lincy l'a aussi donnée dans ses Chants historiques du XVIe siècle, mais c'est Le Duchat qui l'imprima le premier, dans sa note sur le passage de Rabelais ayant trait à »Bon Joan, capitaine des Franc-Topins.» (Liv. I, ch. 35.)
[11]: Il est parlé de ces oyselletz de Chippre dans la plaisante chronicque du petit Jehan de Saintré, chap. 43. «C'étoient, lit-on dans le Ducatiana (t. I, p. 39), de petites balottes de toutes grandeurs remplies de parfums exquis, et qu'on joignoit ensemble avec de la gomme, pour leur faire prendre la forme de certains petits oiseaux de la peau desquels on les composoit, afin de les faire crever à propos. Un ancien inventaire, inséré t. II, p. 921, de l'Histoire de Bretagne de D. Lobineau, contient: Deux cagettes d'argent veirrées pour mettre oyseletz de Chypre.»
[12]: M. Leber (V. Catalogue de sa bibliothèque, no 4222, t. II, p. 266) pense qu'il s'agit ici 1o «du fameux Cosme Ruggieri, ou, comme on disoit alors, Cosme le Florentin», astrologue de Catherine de Médicis; 2o du maréchal d'Ancre, «pour lequel le bon peuple faisoit des vœux de potence et de bûcher», et qui pourtant, ajoute M. Leber, ne s'en portoit pas moins bien alors. Il a raison pour l'un, et tort, je crois, pour l'autre. Je préfère l'opinion émise dans la Biographie universelle (supplément), au mot Ruggieri. Notre pièce y est citée, et, sans se préoccuper de pseudonymes, on y conserve au premier de nos deux magiciens son nom de César, qu'un sorcier de ce temps-là portait en effet. Quant au second, c'est Ruggieri. Tout s'accorde à le prouver, notamment la date de sa mort, qui eut lieu en effet dans la Semaine-Sainte de 1615. V. le Mercure françois, t. IV, p. 46.
[13]: C'est bien probablement le même César, magicien, qui, selon Tallemant des Réaux (Historiettes, édit. in-12, t. I. p. 173), s'étoit entremis avec ses sortiléges dans le mariage du connétable de Montmorency, qui eut lieu le 13 mars 1593. C'est Louise de Budos, la future connétable, qui avoit recouru à lui. «On a dit, écrit Tallemant, qu'elle s'étoit donnée au diable pour épouser M. le connétable, et que César, un Italien, qui passoit pour magicien à la cour, avoit été l'entremetteur de ce pacte.» Il ajoute un peu plus loin: «Le bonhomme de La Haye, un vieux gentilhomme huguenot, qui avoit bien vu des choses, m'a dit que César n'étoit qu'un fourbe. «Vous me voulez, lui disoit-il, faire voir le Diable dans une cave où cinq ou six coquins charbonnés me viendront peut-être bien étriller. Je le veux voir dans la plaine Saint-Denis.»—Le vrai nom de ce César étoit Jean du Chastel, voy. le baron de Fæneste, édit. Jannet, p. 112. Comme si ce n'étoit pas assez de ces deux noms, Jean de Lannel, qui parle longuement de lui dans son Roman satirique, p. 1105, l'appelle Perditor. V. l'abbé d'Artigny, Nouv. Mém. de litt., VI, p. 44-47.
[14]: Je ne sais si ce César avoit prédit la mort du maréchal de Biron, mais on pensoit sous Louis XIII que Nostradamus l'avoit clairement pronostiquée. V. Historiettes de Tallemant, in-12, t. X, p. 58.