[15]: Un autre magicien, Olerius, bénéficier de Barcelonne, dans son Almanach, publié à Valence en novembre 1609, avoit prédit la mort de Henri IV. Riquier, Vie de Peiresc, p. 128.
[16]: Une fameuse sorcière de cette époque, Marie Boudin, qui exploitoit surtout les prophéties d'amour et de mariage, faisoit aussi agir un chien noir dans ses maléfices. V., d'ailleurs, sur le rôle des chiens dans la magie, Louandre, la Sorcellerie, p. 32.
[17]: Ce maléfice, qu'on appeloit envoûtement ou envoultement, de in, contre, et vultus, visage, consistoit à faire modeler à la ressemblance de la personne à qui l'on vouloit mal de mort une figurine de cire, et à la piquer au cœur d'une longue épingle, avec l'espoir que la personne représentée mourroit d'une pareille blessure. V. un article de l'Illustration, 22 mai 1852, dans lequel nous nous sommes étendu sur cette espèce de sortilége. Quelquefois, et nous en avons des exemples au XIIe siècle, on se contentoit de faire chanter des messes par maléfice devant ces images de cire. On peut voir ce qu'en dit Pierre-le-Chantre, Histoire littéraire de France, t. XV, p. 290.
[18]: Cette phrase, qui a fait sans doute l'erreur de M. Leber, peut s'appliquer fort bien à Ruggieri. «Vers la fin de sa vie, dit de lui M. Bazin, il trouva dans le maréchal d'Ancre, comme lui Florentin, un nouveau protecteur.» La Cour de Marie de Médicis, etc. Paris, 1830, in-8o, p. 139.
[19]: A partir de 1604, Ruggieri publia, dit-on, un almanach chaque année.
[20]: Gabriel Peignot ne connoissoit pas ce livret lorsqu'il écrivit son intéressante brochure: Histoire d'Hélène Gillet, ou Relation d'un événement extraordinaire et tragique survenu à Dijon dans le XVIIe siècle, etc., par un ancien avocat. Dijon, 1829, in-8o, brochure qui a inspiré le dramatique article de Nodier, publié d'abord la même année dans la Revue de Paris, puis dans ses Œuvres, t. III, p. 373. Peignot, toutefois, connoissoit notre livret en substance, puisque sa relation est faite d'après le recueil d'où toutes les pièces de celui-ci procèdent (le Mercure françois, 1625, t. XI, p. 526-541.)
[21]: Ch. Fevret, né à Semur en Auxois, le 16 décembre 1583, fut l'un des plus célèbres avocats du Parlement de Dijon au XVIIe siècle; en outre de ce plaidoyer, qui lui fait un si grand honneur, il se distingua par sa harangue à Louis XIII en faveur des paysans dont la révolte avait exigé la présence royale à Dijon en février 1630. Il mourut très âgé, le 16 août 1661.
[22]: Le Morimont est la place des exécutions à Dijon. Elle tient son nom d'une ancienne abbaye de Champagne, dont les abbés avoient leur hôtel à l'un des angles de cette place.
[23]: C'étoit une espèce d'entraves où l'on mettoit les mains et les pieds des criminels.
[24]: Ce mariage eut lieu le 11 mai 1625. Ainsi, les noces d'un roi qui devoit tomber sous la hache furent signalées par un acte de clémence pour celle qui s'étoit miraculeusement échappée d'un supplice pareil.