[25]: C'est le chancelier d'Aligre.
[26]: Cette harangue de Ch. Fevret long-temps oubliée comme tout le reste de cette dramatique affaire, à laquelle Desessart seul a consacré 27 lignes de son Essai sur l'Histoire des Tribunaux (Paris, 1778-1784, t. VII, p. 134), a été reproduite mutilée et dénaturée dans un recueil publié en 1836 sous le nom de M. Berryer, Leçons et modèles d'éloquence judiciaire et parlementaire, etc., t. I, p. 77-79.
[27]: «Et dont la mère est petite fille de feu M. le président Fabry.» Relation manuscrite qui se trouve au tome XCIII des manuscrits Du Puy, Bibliothèque impériale.
[28]: «Bien demeuroit-elle d'accord qu'il y avoit quelques mois qu'un jeune homme, curé d'un village voisin de Bourg, qui demeuroit au logis d'un sien oncle, venant à celui de son père pour apprendre à lire et à écrire à ses frères, l'avoit connue, une fois seulement, au moyen d'une servante de sa mère, qui l'avoit enfermée dans une chambre avec ledit curé, qui la força.» (Ibid.)
[29]: Partus, accouchement.
[30]: Le rang qu'occupoit sa famille l'avoit fait condamner non à la pendaison, mais à la mort par le glaive, supplice des nobles.
[31]: «Le bourreau, lisons-nous dans la relation citée tout à l'heure, qui n'entendoit pas son métier, lui fait hausser le menton et retirer le cou pour la prendre de côté, et à l'instant lui décharge un coup sur la mâchoire gauche, glissant au cou, dans lequel il entre du travers d'un doigt. La patiente tombe sur le côté droit. Le bourreau quitte ses armes, se présente au peuple et demande de mourir. On commençoit déjà à exaucer sa demande, les pierres volant de tous côtés, lorsque la femme du bourreau, qui assistoit son mari en cette occasion, releva la patiente, qui en même temps marcha d'elle-même vers le poteau, se remit à genoux et tendit le cou. Le bourreau éperdu reprend le coutelas, que sa femme lui présentoit, et décharge un second coup, que la pauvre victime reçoit sur l'épaule droite, sans la blesser que légèrement. La sédition se renouvelle et s'augmente. Le bourreau se sauve en la chapelle qui est au bas de l'échafaud; la femme du bourreau demeure seule avec la patiente, qui étoit tombée sur le coutelas, duquel assurément la bourelle se fût servie si elle l'eût vu. Elle prit en son lieu la corde que la patiente avoit apportée au supplice, la lui met au cou. Elle se défend, et jette ses mains sur la corde. L'autre lui donne des coups de pied sur l'estomac et sur les mains, et lui donne cinq ou six secousses pour l'étrangler, puis, comme elle se sentit frappée à coups de pierres, elle tire ce corps demi-mort, la corde au cou, la tête devant, à bas la montée de l'échafaud. Comme elle fut au dessous, proche des degrés, qui sont de pierre, elle prend des ciseaux qu'elle avoit apportés pour couper les cheveux de la condamnée, longs de deux pieds, et la veut égorger; comme elle n'en peut venir à bout, elle les lui fiche en divers endroits.»
[32]: «Outre les deux coups de coutelas, elle a six coups de ciseaux: un qui passe entre le gosier et la veine jugulaire; un autre sous la lèvre d'en bas, qui lui égratigne la langue et entre dans le palais; un au dessous du sein, passant entre deux côtes, proche de l'emboiture du dos; deux en la tête, assez profonds, quantité de coups de pierres, les reins entamés fort avant du coutelas, sur lequel elle étoit couchée, lorsqu'on la secouoit pour l'étrangler, et son sein et son cou plombés de coups de pieds de la bourelle.» Même relation.
[33]: Hélène Gillet, en effet, se retira du monde. Elle entra dans un couvent de la Bresse, et y vécut très saintement de longues années. Sa mort fut des plus édifiantes. V. Vie de Madame de Courcelles de Pourlans, etc., par Edme-Bernard Bourrée, oratorien, Lyon, 1699, in-8., p. 264.
[34]: Valère-Maxime.