[280]: C'est un jeu de cartes, le même que Rabelais appelle jeu du maucontent (liv. 1, chap. 22). Celui qui est mécontent de sa carte cherche à la changer; s'il n'y parvient pas, devient le hère ou le malheureux, comme on disoit dans le Languedoc.

[281]: Nous lisons dans les Mélanges d'histoire et de littérature de Vigneul-Marville (Paris, 1699, in-12, p. 313), à propos de Commines: «On voyoit autrefois sur son tombeau, dans l'église des Grands-Augustins de Paris, où il est inhumé, un globe en relief et un chou cabus, avec cette devise, qui marque la grande simplicité de ce temps-là: «Le monde n'est qu'abus.»

[282]: Jeu que nomme aussi Rabelais (ibid.), et que son nom explique assez.

[283]: On sait le vers de Régnier dans sa 14e satire:

Les fous sont, aux échecs, les plus proches des rois.

[284]: Cette curieuse lettre n'a été publiée qu'une seule fois, dans un recueil devenu très difficile à trouver, le Conservateur (avril 1758).

[285]: «Il étoit fils d'un auditeur de la Chambre des comptes de Rouen, lisons-nous dans l'Histoire de la vie et du règne de Louis XIV, publiée par le jésuite de La Motte sous le pseudonyme de La Hode. C'était un homme de résolution, d'un esprit souple et adroit pour le maniement des affaires, également capable d'une bonne et d'une mauvaise action.... Depuis quelques années, il s'étoit fort attaché au chevalier de Rohan. L'un et l'autre, également ennuyés du mauvais état de leur fortune, que leurs débauches et leurs dérèglements avoient entièrement ruinée, cherchèrent à la rendre meilleure par toutes les mauvaises ressources que l'extrémité fait tenter à ceux qui ne savent plus où donner de la tête.»

[286]: Selon La Hode, c'étoit «l'un des hommes de France le mieux fait, hardi, mais sans jugement.»

[287]: Le comte de Monterei étoit un des généraux du prince d'Orange. Il commandoit, à Senef, un des corps de l'armée de 90,000 hommes que venoit de battre le prince de Condé.

[288]: Nous connoissons un autre exemple de cette transmission d'une réponse ou plutôt d'un signal à l'aide des gazettes. L'abbe Blache, ayant fait secrètement connoître au chancelier Le Tellier le projet qu'avoit la marquise d'Asserac d'empoisonner Louis XIV, le pria «d'ordonner, pour preuve que son avis étoit parvenu, que la première lettre de la prochaine gazette fût imprimée en encre rouge, ce que le chancelier fit exécuter pour la tranquillité de cet abbé.» (Barbier, Examen critique des Dict. histor., p. 115.) Le numéro de la Gazette dont le G initial est rouge porte la date du 31 décembre 1683. (Rev. rétrosp., 1re série, I, pag. 10, 187. Mém. de Blache.) Il est probable que l'abbé ne recourut à ce moyen que parcequ'il avoit eu connoissance du stratagème épistolaire de La Truaumont.