[271]: Hardes. V., sur ce mot ainsi employé, une note de notre édition des Caquets de l'Accouchée, p. 19.
[272]: Il s'agit ici de ce que M. de Schomberg avoit mandé au roi touchant le fort d'Uzarche, en Limosin, enlevé au comte d'Epernon le 11 avril de cette année-là. Entre autres pièces sur cette affaire, nous connaissons celle-ci: Lettre envoyée au roi par M. le comte de Schomberg sur la prise d'Uzarche, Paris, par F. Morel, 1619, in-8.
[273]: D. Pedro Manriquez, connétable de Castille, qui, en allant en Flandre, s'arrêta quelque temps à Paris, où il se rendit ridicule par son faste et ses fanfaronnades. (V. Œconomies de Sully, 2e part., chap. 26; Mathieu, Hist. de Henri IV, t. 2, p. 292.) Ce passage de D. Pèdre, qui eut lieu à la fin de 1603, fit si bien événement, qu'un proverbe en resta, dont Régnier a fait un vers. L'un des personnages de sa 10e satire dit:
Si don Pèdre est venu, qu'il s'en peut retourner.
[274]: C'est le fameux D. Pedro Tellez y Gyron, duc d'Ossuna, qui fit tant parler de lui, de 1610 à 1621, comme vice-roi de Sicile, puis comme vice-roi de Naples, et surtout au sujet de la conjuration des Espagnols contre Venise, pour laquelle le marquis de Bedmar ne fut que son instrument. Tallemant a beaucoup parlé du duc d'Ossone.
[275]: C'est-à-dire commentent le commentaire, tirent le fin du fin. On sait le dicton: «C'est la glose d'Orléans, plus forte que le texte.»
[276]: C'est la fameuse invention du voleur toulousain Palioli. Gouriet, dans son livre les Personnages célèbres des rues de Paris (t. 2, p. 27-28), en a parlé d'après l'auteur de l'Inventaire général des larrons (1555). Celui-ci décrit ainsi «cet instrument tout à fait diabolique, et qui a causé de grands maux dans Paris et dans toute la France. «C'estoit, dit-il, une sorte de petite boule qui, par de certains ressorts intérieurs, venoit à s'ouvrir et à s'eslargir, en sorte qu'il n'y avoit moyen de la refermer ni de la remettre en son premier état qu'à l'aide d'une clef faite expressément pour ce sujet.» Quand on vouloit faire quelque vol sans être inquiété par les cris de celui qu'on voloit, on lui mettoit dans la bouche cette poire d'angoisse, «qui, en même temps, s'ouvroit et se delaschoit, fesant devenir le pauvre homme comme une statue beante, et ouvrant la bouche sans pouvoir crier ni parler que par les yeux.»
[277]: Le président qui, en 1597, s'étoit rendu très populaire à Marseille par l'oraison funèbre qu'il avoit faite de Libertat.
[278]: Charles de Casaux, consul, et Louis d'Aix, viguier, tenoient et tyrannisoient Marseille pour le duc d'Epernon. V. Bouche, Hist. de Provence, 2, 812.
[279]: Le Corse Pierre de Libertat, capitaine de la porte Royale, à Marseille, ouvrit la ville au duc de Guise, tua Casaux d'un coup d'épée dans le ventre, et fut ainsi le libérateur des Marseillois. Il mourut en 1597, bien récompensé et honoré. (V. Bouche, id., p. 816-819.) Sa statue se voit encore à l'hôtel-de-ville de Marseille.