[262]: V., sur l'importance que donnoit à son propriétaire et à ceux qui l'habitoient une maison à porte cochère, une note de notre édition du Roman bourgeois, p. 294.

[263]: On pense qu'elle devoit son nom aux rixes fréquentes (mal querelles) qui s'y livraient entre les écoliers de l'Université, et non pas, comme l'a dit M. Eloi Johanneau dans une note de son Rabelais (t. 2, p. 335), au voisinage du moulin de Javelle, dont la réputation de débauche ne commença que bien plus tard. On l'appelle aujourd'hui l'île des Cygnes, à cause d'un certain nombre de ces oiseaux que Louis XIV y fit mettre, «sous la protection du public», par ordonnance du 16 octobre 1676, et dont il est parlé avec de grands détails dans l'Ambigu d'Auteuil (1718, in-12, p. 70).

[264]: Ces carrosses étoient de lourdes caisses, grossièrement vernies, suspendues sur de larges courroies, ou simplement sur des cordes. Le premier qu'on vit à Paris en ce genre fut celui dans lequel se montra, au commencement du règne de Henri IV, la veuve du maître des comptes Bordeaux (Sauval, Antiq. de Paris, liv. 2, ch. Voitures). Il y a loin de là aux carrosses à ressort bien liant dont parle Regnard (le Joueur, art. 1, sc. 1), et encore plus à nos voitures d'aujourd'hui.

[265]: Le proverbe Paris, paradis des femmes, purgatoire des hommes, enfer des chevaux, qu'on croyoit ne remonter qu'à la fin du XVIIe siècle, se trouve ainsi au complet. Nous l'avons vu servir de texte à une caricature parue dans la dernière partie du règne de Louis XIV, et qui a été reproduite par le Musée de la Caricature, 11e liv., et par le Magasin pittoresque, t. 7, p. 36.—Le proverbe liégeois étoit différent: Liége, à l'entendre, étoit le paradis des prêtres, l'enfer des femmes, le purgatoire des hommes. (Michelet, Hist. de France, 6, 146.)

[266]: Notre auteur se trompe: les images grotesques du duc et de la duchesse d'Urbin n'étoient pas portées sur les épaules, mais placées sur des ânes, pour être promenées à la procession de la Fête-Dieu d'Aix, à la suite de la statue du roi René. C'étoit en souvenir de la victoire que ce prince avoit remportée en 1460 sur le duc d'Urbin.

[267]: Il s'agit sans doute ici de quelque événement du siége d'Aix, durant la Ligue, par M. d'Epernon et ses troupes gasconnes. V. Bouche, Hist. de Provence, t. 1, p. 775-783. Le fait, du reste, sauf le mot à prononcer, est renouvelé d'un épisode bien connu des guerres des Israélites. Dans les Histoires byzantines on l'avoit déjà repris au sujet de je ne sais plus quel mot grec qu'il falloit bien prononcer, sous peine de passer pour ennemi et d'être immédiatement massacré. On raconte une anecdote semblable au sujet des deux mots polonois Orzel Biały, que les Allemands ne pouvoient prononcer.

[268]: Nous n'avons pu trouver le sens de ces mots Simons et Simonets; mais il est certain qu'on les employoit alors quand on vouloit parler de la braverie et de la piaffe des gens du bel air. Faire du Simonet, par exemple, se disoit, je crois, ce passage-ci me le confirme, dans le sens de se pavaner en carrosse, etc. Nous lisons dans l'une des satires du sieur Auvray, les Nompareilles:

Esclatter en clinquant, gossierement vestu,
Piaffer en un bal, gausser, dire sornettes,
.............
Savoir guerir la galle à quelques chiens courrans,
Mener levrette en lesse, assomer paysans,
.............
Faire du Simonet à la porte du Louvre.
Sont les perfections dont aujourd'hui se couvre
La noblesse françoise.

[269]: C'est-à-dire ce qui reste de déchet après qu'on a trié.

[270]: Trahisons, tromperies. Au XVIIe siècle on disoit encore à Paris, dans le peuple, barateur pour trompeur.