[299]: Espèce de soutanelle qui n'alloit que jusqu'aux genoux. Les ecclésiastiques de Rome la portoient toujours; ceux de France ne s'en vêtissoient qu'en voyage.
[300]: Résignataire. Celui en faveur de qui un bénéfice ou une charge avoient été résignés.
[301]: Ces rodomontades, comme celles qui précèdent et qui suivent, se retrouvent dans tous les rôles de matamores, qui font si grand tapage aux principales scènes des comédies du commencement du XVIIe siècle. Chateaufort, le fier-à-bras du Pédant joué, par exemple, les dit toutes, et bien d'autres avec.
[302]: Oreillade doit être ici pour soufflet.
[303]: Morgant le Géant, héros d'un poème chevaleresque fort connu. Ce nom est le participe du verbe morguer. Montaigne l'emploie dans le sens de dédaigneux, fier (liv. 3, ch. 8). Régnier a dit aussi (satire 3, v. 51-58):
Puis que peut-il servir aux mortels ici-bas,
Marquis, d'estre savant, ou de ne l'estre pas,
.............
Pourveu qu'on soit morgant, qu'on bride sa moustache,
Qu'on frise ses cheveux, qu'on porte un grand pennache.
[304]: Sorte d'arme à feu qui tenoit de l'arquebuse et du pistolet. Son nom lui venoit, selon Fauchet, de ce que, pour s'en servir, on l'appuyoit sur la poitrine «à l'ancienne manière». Suivant l'auteur de la Nef des fous, c'est aux bandouliers des Pyrénées qu'il faudroit en attribuer l'invention. Le petrinal étoit d'un fort calibre, et si lourd qu'on le portoit suspendu à un baudrier. L'espingole, qui commença d'être en usage dans les armées de Louis XIV, l'a remplacé.
[305]: Cette pièce, selon M. Moreau, est une des satires les plus piquantes de la Fronde. «Je m'étonnerois, dit-il, de ce qu'elle a été publiée avec permission, si je ne voyois qu'elle date à peu près du temps de la conférence de Ruel.» (Bibliogr. des mazarinades, t. 2, p. 43, no 1619.)
[306]: Ces blanques étoient des espèces de loteries où le billet blanc (blanque) perdoit, où le billet à bénéfices faisoit gagner les sommes et les bijoux dont il portoit la désignation. C'étoit, selon Pasquier, une importation italienne, et l'expression entendre le numéro en venoit. (Recherches de la France, liv. 8, ch. 49.) Ces blanques, sous Henri IV, étoient devenues de véritables académies de jeux. «On a vu, dit L'Estoille (18 mars 1609), un fils d'un marchand perdre dans une séance soixante mille écus, n'en ayant hérité de son père que vingt mille.» Les blanques faisoient rage à la foire S.-Germain. «Le nommé Jonas, ajoute L'Estoille, a loué une maison, pour tenir une de ces académies, au faubourg S.-Germain, pendant l'espace de quinze jours, durant la durée de la foire, et d'icelle maison il a donné quatorze cents francs.»
[307]: Il parut plusieurs autres mazarinades sur cette suppression forcée de tous les plaisirs du carnaval et de la foire S.-Germain en 1649. Nous citerons: le Caresme des Parisiens pour le service de la patrie, Paris, 1649; le Grotesque Carême prenant de Jules Mazarin, par dialogue, Paris, 1649; et surtout: Plaintes du carnaval et de la foire S.-Germain, en vers burlesques, Paris, 1649, in-4, pièce que Naudé place au troisième rang de celles «dont on peut faire estime.» (Mascurat, p. 283.)