TABLE DES MATIÈRES
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- [1.] Mémoire sur l'état de l'Académie françoise, remis à Louis XIV vers l'an 1696. [5]
- [2.] Le Miroir de contentement, baillé pour estrenne à tous les gens mariez. [13]
- [3.] Le Pâtissier de Madrigal en Espagne, estimé estre Dom Carles, fils du roy Philippe. [27]
- [4.] Discours sur l'apparition et faits pretendus de l'effroyable Tasteur, dédié à mesdames les poissonnières, harengères, fruitières et autres, qui se lèvent le matin d'auprès de leurs maris, par d'Angoulevent. [37]
- [5.] La Destruction du nouveau moulin à barbe. [49]
- [6.] Dissertation sur la veritable origine des moulins à barbe. [53]
- [7.] Les cruels et horribles tormens de Balthazar Gerard, Bourguignon, vray martyr, souffertz en l'execution de sa glorieuse et memorable mort, pour avoir tué Guillaume de Nassau, prince d'Orenge. [61]
- [8.] Histoire des insignes faussetez et suppositions de Francesco Fava, medecin italien. [75]
- [9.] Histoire véritable et divertissante de la naissance de mie Margot, et de ses aventures. [121]
- [10.] Le Caquet des poissonnières sur le departement du roy et de la cour. [131]
- [11.] La Moustache des filous arrachée, par le sieur du Laurens. [151]
- [12.] Accident merveilleux et espouvantable du desastre arrivé le 7 mars 1618, d'un feu inremediable, lequel a bruslé et consommé tout le Palais de Paris. [159]
- [13.] Ordonnances generales d'amour. [169]
- [14.] L'Adieu du Plaideur à son argent. [197]
- [15.] Rencontre et naufrage de trois astrologues judiciaires, Mauregard, J. Petit et P. Larivey, nouvellement arrivez en l'autre monde. [211]
- [16.] Discours de l'inondation arrivée au fauxbourg S.-Marcel-lez-Paris, par la rivière de Bièvre, 1625. [221]
- [17.] La Permission aux servantes de coucher avec leurs maistres; ensemble l'arrest de la part de leurs maistresses. [237]
- [18.] La Muse infortunée contre les froids amis du temps. [247]
- [19.] Remonstrance aux nouveaux mariez et mariées et ceux qui desirent de l'estre, ensemble pour cognoistre les humeurs des femmes. [257]
- [20.] Le Tocsin des filles d'amour. [265]
- [21.] Plaisant galimatias d'un Gascon et d'un Provençal, nommez Jacques Chagrin et Ruffin Allegret. [275]
- [22.] Particularitez de la conspiration et la mort du chevalier de Rohan, de la marquise de Villars, de Van den Ende, etc. [301]
- [23.] Cartels de deux Gascons et leurs rodomontades, avec la dissection de leur humeur espagnole. [315]
- [24.] Le Hazard de la Blanque renversé et la consolation des marchands forains. [325]
- [25.] Sermon du Cordelier aux Soldats, ensemble la responce des soldats au cordelier. [333]
- [26.] L'Ouverture des jours gras, ou l'entretien du carnaval. [345]
- [27.] Histoire veritable du combat et duel assigné entre deux demoiselles sur la querelle de leurs amours. [357]
- [28.] L'Innocence d'amour, à Lysandre. [365]
FIN.
Notes
[1]: Nous trouvons ce mémoire, dont nous ignorons l'auteur, dans le Bulletin des sciences historiques, que dirigeoit M. Champollion-Figeac, et qui forme la VIIe section du Bulletin universel fondé par M. le baron de Ferussac. Il se trouve dans le tome 18, p. 98-100, et il y est dit qu'on l'a transcrit textuellement d'après un manuscrit du temps.
[2]: Pavillon, dans sa lettre à Furetière du mois de juin 1679, rend témoignage de cette inexactitude de la plupart des académiciens et de l'inutilité de la présence des autres aux séances. «J'ai été introduit, dit-il, incognito, il y a trois jours, à l'Académie, par M. Racine, etc.... La scène qui s'y est passée en ma présence n'a pas été fort utile à l'enregistrement des décisions que l'on y a faites, puisque l'on n'a rien arrêté à cette assemblée. J'y ai vu onze personnes. Une écoutoit, une autre dormoit, trois autres se sont querellées, et les trois autres sont sorties sans dire mot.»
[3]: Les six années qui s'écoulèrent entre la publication du Dictionnaire en 1694 et sa révision en 1700 furent employées, dit Pellisson, «à recueillir et à résoudre des doutes sur la langue, dans la vue que cela serviroit de matériaux à une grammaire, ouvrage qui devoit immédiatement suivre le Dictionnaire, selon le plan du cardinal de Richelieu.» Hist. de l'Acad. franç., t. 2, p. 66.
[4]: «Porter notre langue à sa perfection et nous épurer le goût, soit pour l'éloquence, soit pour la poésie, c'est ce que l'Académie se proposa d'abord, selon les vues du cardinal de Richelieu; et, pour y parvenir, elle résolut de travailler activement à un Dictionnaire, à une grammaire, à une Rhétorique et à une Poétique.» Id., p. 42.
[5]: Commencé en 1637, le Dictionnaire ne fut achevé qu'en 1694. V. notre article Dictionnaire dans l'Encyclopédie du XIXe siècle.
[6]: Les académiciens eux-mêmes reconnoissoient l'imperfection de leur œuvre, et, bien plus, l'impossibilité de faire mieux, si la méthode suivie pour le premier travail, et maintenue pour les éditions qui se succédèrent jusque vers 1740, n'étoit pas abandonnée. Un mémoire adressé à l'abbé Bignon par l'abbé d'Olivet en janvier 1727, et publié, d'après le manuscrit, dans l'Athenæum du 10 septembre 1853, prouve assez la mauvaise opinion qu'on avoit du Dictionnaire dans la partie saine de l'Académie. «Le Dictionnaire, dit donc d'Olivet, ne vaut rien dans l'état où il est, et, quand on y travailleroit cent ans, on ne le rendra jamais meilleur, à moins qu'on n'y travaille d'une manière toute contraire à celle qu'on a suivie jusqu'à présent. On s'assemble dix ou douze, sans savoir de quoi il doit s'agir; on y propose au hasard, selon l'ordre d'alphabet, deux ou trois mots à quoi personne n'a pensé. Il faut faire la définition de ces mots, faire entendre leur signification et leur étendue, et donner des exemples ou des phrases qui fassent voir les diverses manières dont ils peuvent être employés. Ces définitions se font à la hâte et sur-le-champ, quoique ce soit la chose du monde qui demande le plus d'attention. Les phrases ou les exemples se font de même; aussi sont-ils pour la plupart si ridicules et si impertinents, que nous en avons honte quand on les relit de sang-froid.»