[97]: Le froid fut, en effet, extrême pendant les premiers mois de l'année 1608, ainsi qu'on l'apprend par l'article du Supplément au Journal de l'Estoille qui précède celui qui est relatif à Fava. «Le gibier, y est-il dit, les oiseaux, le bétail, meurent de froid dans les campagnes; plusieurs personnes, hommes et femmes, en sont mortes, et un plus grand nombre sont demeurés perclus, et d'autres ont les pieds et les mains si gelés, qu'on ne peut pas les réchauffer pour faciliter la circulation du sang dans ces parties.»

[98]: Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, en Italie et en France, les médecins croyoient à la mauvaise influence des physionomies. Quand le chirurgien de Louis XIV saignoit Sa Majesté ou quelqu'un de la famille royale, il avoit le droit de faire sortir de la chambre toute personne dont la physionomie lui déplaisoit. «Félix, dit M. Barrière, usa de ce privilége; mais Dionis, chirurgien de la reine et des enfants de France, se vante de ne l'avoir jamais réclamé.» Mémoires de Brienne, t. Ier, p. 367, éclaircissements.

[99]: La relation de l'Esprit du Mercure dit le quai de l'Ecole-Saint-Germain, ce qui est une erreur. Le For-l'Evêque donnoit, d'un côté, rue des Fossés-Saint-Germain-l'Auxerrois, où la maison portant le no 65 occupe une partie de son emplacement; de l'autre, sur le quai de la Mégisserie, à la hauteur du no 56 ancien. (V. un de nos articles sur l'Hist. des ponts de Paris, Moniteur universel, 27 janvier 1853.)

[100]: Au sujet des tentatives de Fava pour s'empoisonner, il n'est parlé que d'arsenic, et non d'antimoine, dans le Supplément au Journal de l'Estoille.

[101]: Les apothicaires avoient ordre de ne vendre d'arsenic à qui que ce fût. On verra, par le passage suivant d'une lettre de Malherbe à Peiresc (17 juillet 1615), qu'ils observoient la défense rigoureusement, et même au péril de leur vie: «Un Simon, dit-il, soldat de la citadelle d'Amiens, fut pendu il y a douze ou quinze jours, à Amiens même, pour avoir donné trois coups de poignard à un apothicaire qui lui avoit refusé de l'arsenic. Il fit ce coup-là de la peur qu'il ne le découvrît.»

[102]: Nous n'avons trouvé cette pièce que dans le recueil factice en 57 volumes formé par Jamet le jeune sous ce titre: Femmes. Elle est dans le 38e volume. Jamet l'attribue à l'abbé de Grécourt, et je serois volontiers de son avis. L'abbé, en effet, qui étoit de Tours, comme on sait, avoit pu connoître Mie Margot, qui étoit d'Amboise, dans un des fréquents voyages qu'il faisoit en Touraine pour y reprendre sa joyeuse vie de chanoine de Saint-Martin de Tours, ou pour aider madame d'Aiguillon, la châtelaine de Verret, dans la composition du fameux recueil le Cosmopolite. (V. notre article sur l'abbé dans le Supplément au Dictionnaire de la conversation, 20e livraison, p. 258.) Peut-être est-ce l'abbé qui fit l'éducation de Margot. Je le croirois, d'après les détails qui se trouvent ici sur sa famille et sur son enfance. Il étoit, du reste, plus que personne, en état de le faire, et l'écolière, on va le voir, ne fut pas indigne de lui.

[103]: Le tombac ou tombacle est un métal de composition formé par l'alliage du cuivre et du zinc. Il est blanc quand celui-ci domine, ou jaune, comme ici, quand c'est le cuivre. Il étoit, au dernier siècle, pour les gens du peuple, ce que le chrysocale est aujourd'hui. Chaque faraud vouloit

De tombacle ou d'argent la boucle
Aussi brillante qu'escarboucle.

(Les Porcherons, chant Ier [Amusemens rapsodi-poétiques,
etc. Stenay, 1783, in-8, p. 132].)

[104]: On trouve une comparaison à peu près du même genre dans des vers que cite La Mésengère à l'article Tablier de son Dictionnaire des proverbes: