(Les Œuvres de Saint-Amant, etc. Paris, 1661, in-8, p. 192.)
Entre autres relations faites sur cet incendie, nous pouvons citer: Récit de l'embrasement de la grande salle du Palais de Paris le 7 mars 1618, in-8; Incendie du Palais le 7 mars 1618; Boutray, Histoire de l'incendie et embrasement du Palais, 1618, et un article de M. Paul Lacroix, dans le journal l'Artiste, du mois de février 1836. Le Père Lelong, Bibliothèque historique de la France, t. III, p. 343, no 34,541, a cité les pièces indiquées tout à l'heure, mais il n'a pas connu celle que nous donnons ici. M. Paul Lacroix l'a eue, au contraire, entre les mains: il en cite un fragment.
[147]: Le Mercure françois donne à cet incendie des causes moins surnaturelles. Rapportant ce qu'on en disoit dans le public, il parle d'une chaufferette allumée qu'un marchand auroit laissée dans son banc, et, suivant une autre version, «d'un bout de flambeau» laissé sur un banc par la fille du concierge, et qui auroit communiqué le feu à une corde gagnant les combles. (Mercure françois, 1618, t. 5, p. 25.)
[148]: «Sur les deux heures et demie après minuict, la sentinelle du Louvre, du costé de la Seine, aperçut comme un cercle de feu sur le haut de la couverture de la grande salle du Palais.» Ibid., p. 18.
[149]: «Les pilliers furent, par la violence du feu, tous gastez, la table de marbre réduicte en petits morceaux, et les statues des roys nichées contre les parois et piliers toutes défigurées et perdues.» Id., p. 22-23.—Pour la fameuse table de marbre, qui fut détruite alors et ne fut pas remplacée, on peut voir un très curieux passage de la Description de... Paris au XVe siècle, par Guillebert de Metz, publiée par M. Le Roux de Lincy, 1855, in-8, p. 53.—Quant aux statues des rois, cet incendie, dont elles eurent tant à souffrir, fut pour Peiresc l'occasion de faire, à propos de l'une d'elles, une singulière découverte. «Peiresc, dit Requier, son biographe, accourut au fort de la nuit à ce triste spectacle avec Jacques Gillot, membre distingué du Parlement. Il y mena ensuite successivement presque tout ce qu'il y avoit de sçavant dans la capitale, pour voir celles des statues de nos rois dont il restoit quelque chose, les autres ayant été réduites en cendres. Aucun de ces savants ne pouvant dire de qui étoit la statue qu'on avoit vue avant l'incendie avec le visage mutilé, Peiresc prouva, par une niche qui restoit, que c'étoit celle de Henri d'Angleterre, que Charles VII s'étoit contenté de mutiler sans la faire abattre, parcequ'il destinoit une place à la sienne autre que celle que l'usurpateur avoit occupée.» Vie de Nicolas-Claude Peiresc, Paris, 1770, in-8, p. 171.
[150]: «Quant aux marchands accourus pour sauver leurs biens..., ils veirent leurs moyens consumez sans y pouvoir donner secours; il y eut quelques marchandises sauvées au quatrième pillier, mais peu...» Mercure françois, id., p. 19.
[151]: «Sur les cinq heures un quart, le feu prend à une tourelle près la Conciergerie.... Il s'éleva une clameur pitoyable de miséricorde et de secours... par les prisonniers, qui se vouloient sauver de force. Mais Monsieur le procureur général en fit conduire les principaux par Defunctis, prévost de robbe courte, aux autres prisons de la ville.» Id., 20-21.—Ce Defunctis est le même qui, ayant fait à Fæneste «la plus grande trahison», lui avoit rendu si deplaisante à dire, à cause du dernier mot, cette prière: «Laus Deo, pax vivis, requies Defunctis.» Les Aventures du baron de Fæneste. Édition Jannet, p. 63.
[152]: C'est cet enlèvement des pièces et registres épargnés par le feu qui donna lieu à l'opinion, encore répandue aujourd'hui, que l'incendie avoit été allumé afin de faire disparoître tout ce qui étoit relatif au procès de Ravaillac, si plein, disoit-on, de révélations compromettantes pour une foule de personnes. Toutefois, un grand nombre de pièces avoient été préservées. En outre des greffes, dont nous parlerons plus loin, on avoit sauvé les papiers du parquet des gens du roi et ceux du greffe du trésor.
Le Mercure françois (1618), t. 5, p. 24-25, donne aussi la teneur de cet arrêt.
[153]: Ce greffier, accouru au premier bruit du feu, «estant entré, par le costé du Jardin du roi, dans ses greffes, sauva ses registres et ce qu'il y avoit.» Mercure françois, id., p. 19.—C'est ce même greffier qui, seize ans auparavant, avoit lu au maréchal de Biron sa sentence de mort. V. Journal de l'Estoile, 31 juillet 1602.