[166]: Il n'y avoit guère que la moire qu'on ne faisoit pas encore aussi belle qu'en Angleterre. (Richelieu, Maximes d'Etat, chap. 9, sect. 6.)
[167]: A Bourges, avec les laines du Berry, «fines et luisantes comme de la soye» (J. Toubeau, les Institutes du droit consulaire, 1678), on fabriquoit de fort bon drap, façon d'Elbeuf. V. Dict. de Savary, art. Drap.
[168]: La réputation des draps d'Elbeuf et de Louviers étoit déjà commencée.
[169]: On y fabriquoit de belle écarlate. Monteil possédoit l'original d'une ordonnance de l'intendant Baville, commandant à Fraisse, fabricant de draps à Nîmes, deux pièces de drap écarlate pour Louis XIV. (Hist des Français des divers états, 3e édit., XVIIe siècle, notes, p. 61, no 43.)
[170]: Laffemas, dans le Règlement général four dresser les manufactures en ce royaume... (1597), parle de ces fabriques de bas de soie et d'estame, qui, depuis quelques années, s'étoient établies à Dourdan.—Dans le Recueil présenté au roi..., § 5, il rappelle aussi «les statutz et reglements faictz sur la manufacture des bas d'estame et de soye pour arrester les abbus et malversations qui s'y commettoient, et donner ordre à l'advenir que le public en soit mieux servy, et qu'elle se puisse continuer en la France en telle perfection que nous en puissions fournir aux pays estrangers.»
[171]: Laffemas avoit déjà parlé, dans son Recueil présenté au roi... (1604), § 20, des moyens à prendre contre «les frauduleuses banqueroutes qui se font et desseingnent si communement aujourd'hui par la France.»
[172]: L'assemblée du commerce de 1604 avoit été saisie par «homme qualifié et bien cautionné» du projet «d'establir en Provence... l'art de la soye avec cent atelliers des principalles manufactures d'icelle.» (Laffemas, Recueil présenté au roy..., § 19.) Nous ignorons quelle suite eut ce projet.
[173]: Avignon, en digne ville papale, avoit fabriqué de tout temps des ornements d'église. (J. Chartier, Hist. de Charles VII, in-fol., p. 83 [1435].)—Sous Henri III, on y fabriquoit du velours commun. V. Archives curieuses, 1re série, t. 9, p. 211.
[174]: Cette pièce, de Guillaume Colletet, se trouve dans les Poésies diverses..., que son fils publia en 1656, Paris, in-12, p. 60-67. Elle y est intitulée le Banquet des poètes, titre que l'auteur lui avoit déjà donné quand il l'avoit réimprimée à Paris en 1646, chez Nicolas Boisset, in-8. L'édition que nous reproduisons ici est de la plus grande rareté. Le texte y est tout à fait différent de celui des autres, à ce point que, désespérant de pouvoir relever toutes les variantes, nous avons pris le parti de n'en donner aucune. Le plus court eût été non pas de remarquer les différences, mais les très rares similitudes de texte. Nous tenons là, en pleine verve de jeunesse, la première pensée d'un poète qui ne se permit pas souvent, et surtout avec autant de bonheur, de pareilles fougues et fantaisies bachiques. Quand il fit ce morceau, il étoit de la coterie littéraire de Salomon Certon, du sieur de la Charnaye, etc. (voy. Viollet-Leduc, Biblioth. poétique, p. 452), et ce dut être le contingent poétique auquel il étoit tenu comme membre de cette assemblée.
[175]: Faire débauche. Rabelais écrit faire carous. C'est une expression qui vient de l'allemand gar-auss, tout vidé, que le Celtophile d'Henry Estienne (Dial. du nouv. lang. franç. italian.) nous reproche d'avoir introduit dans notre langue à une époque où l'on se plaisoit non seulement à italianiser, mais aussi à «hespagnolizer, voire germaniser, ou, si vous aimez mieux un autre mot, alemanizer.» V. aussi Régnier, édit. elzevir., satire 2, vers 174.