[156]: C'étoient des passements de fil très délicatement travaillés et fort chers, pour lesquels nous étions encore tributaires de la Flandre. (P. Paris, Manuscrits françois de la Biblioth. du roi, t. 4, p. 379.)

[157]: Laffemas (Règlement général, etc.) évalue à huit cent mille écus la dépense annuelle de ces passements de toutes sortes, des bas de soie, etc. Monchrestien l'estime plus d'un million. (Traicté d'œconomie polit., 1re partie, p. 102.)

[158]: C'est un édit dans le genre de celui précédemment rendu (voy. Caquets de l'Accouchée, édit. Jannet, p. 181-182) et de cet autre qui donna lieu à la Révolte des passements, pièce que nous avons publiée dans notre tome 1er, p. 224.

[159]: Il y en avoit surtout un grand nombre à Paris même, dans le faubourg Saint-Antoine. (V. Révolte des passements, loc. cit., p. 240.) Sous Louis XIV, cette colonie s'augmenta beaucoup encore lorsque la nourrice du comte d'Harcourt, Mme Dumont, arrivant de Bruxelles avec ses quatre filles, eut obtenu par privilége le droit d'établir dans le même faubourg des ateliers de dentelles. «Seize cents filles, dit Voltaire, furent occupées des ouvrages de dentelles. On fit venir trente principales ouvrières de Venise et deux cents de Flandre, et on leur donna trente-six mille livres pour les encourager.» (Siècle de Louis XIV, ch. 19.)—A Louvres-en-Parisis, à Villiers-le-Bel, on faisoit des dentelles de soie. (Savary, Dict. du commerce, au mot Dentelle.)

[160]: Les Espagnols, on l'a déjà vu, se fournissoient de beaucoup de choses en France. Les magnifiques pannes dont les plus riches se faisoient des manteaux, ils les achetoient à Tours. (Richelieu, Maximes d'Etat, chap. 9, sect. 6.)

[161]: Les camelins d'Amiens étoient déjà célèbres au moyen âge. (Ducange, au mot Camelinum; le Roman du Renart, édit. Méon, t. 4, p. 56.)

[162]: Il y avoit aussi d'excellents tisserands et musquiniers. V. leurs statuts (1502), Aug. Thierry, Hist. du tiers-état, t. 2, p. 490-493.

[163]: C'est à peu près ce que dit Laffemas le fils pour tous les cuirs en général. «Nous avons, écrit-il, s'adressant au roi, nous avons encore les cuirs, qui s'offrent (si on remet les tanneries en leur ancien estat) de rendre une incroyable richesse à vos sujets.» (Hist. du commerce, Arch. curieuses, 1re série, t. 14, p. 419.)

[164]: Il a déjà été parlé plus, haut de ces futaines d'Angleterre. Nous ajouterons ici ce qu'es dit Laffemas: «Les futaines d'Angleterre sont ainsi appelées, combien qu'elles soient manufacturées en France, en Italie et en Allemagne en bien plus grande perfection qu'audit pays d'Anglelerre, où il ne s'en fait quasi point; mais elles y sont toutes portées pour un secret qu'ils avoient seuls au pays d'Angleterre de les sçavoir teindre, apprester et friser en perfection; mais ce secret est descouvert et introduit en France...» (Recueil présenté au roi..., § 23.)

[165]: Buraux, bures.