[187]: Les personnages dont les noms suivent figurent, pour la plupart, dans la farce de Gringore, le Jeu du prince des Sots. V. l'analyse que le V. Menestrier a faite de cette pièce, dans son traité des Représentations en musique, p. 56, etc.
[188]: Maistre Jean du Pontalais, «dont il y a bien peu de gens qui n'aient ouï parler», comme dit Bonaventure Des Periers (Nouvelles XXII). Il étoit, selon Du Verdier (voy. sa Biblioth., in-fol., p. 749), chef et maistre des joueurs de moralitez et farces. Sans répéter tous les contes débités à son sujet, et auxquels La Monnoye a été l'un des premiers à ne pas ajouter foi, nous nous contenterons de dire qu'il devoit son nom au petit pont des Alles (pont Alais) jeté sur l'égout près de la pointe Saint-Eustache, et à deux pas duquel il dressoit ses tréteaux, et faisoit tapage de paroles grasses et de tambourins, à la grande indignation des prêcheurs de l'église voisine (voy. Des Periers, id.). Marot, dans son Coq-à-l'âne, Bèze, dans son Passavant (p. 19), ont parlé de lui, et Regnier a signé de son nom son épistre IIIe.—La pierre nommée le Pont-Alais n'a disparu des halles qu'en 1719.
[189]: Les dénominations de ce genre étoient alors très populaires. Dans le livre d'Henri Estienne, Dialogues du nouveau langage françoys italianisé, etc., se trouvent déjà des plaisanteries sur M. d'Argencourt, et M. Arnold Morel Fatio a très ingénieusement découvert que le nom de seigneur de Neri en Verbos, pris par l'auteur des Excellents traits de vérité, n'étoit que l'anagramme d'une dénomination pareille: seigneur de rien en bourse.
[190]: Sur ce chef d'une des confréries joyeuses les plus célèbres alors, surtout à Rouen et à Evreux, voy. le Mercure de France, avril et juin 1725, Thiers, Traité des superstitions, t. 4, p. 546. Brantôme nomme les Conards de Rouen. V. Œuvres, édit. du Panthéon, I, pag. 301.
[191]: Soliman menaçoit la Hongrie et la flotte de Barberousse tenoit la Méditerranée. C'est en France, toutefois, qu'on devoit avoir le moins de peur des Turcs, puisqu'à cette époque même François Ier avoit fait alliance avec eux contre Charles-Quint.
[192]: Sainte misère. Borel écrit souffreté avec le même sens.
[193]: Pour Darolon ou Dariolon, sans doute. Ce seroit ainsi le diminutif de Daron, mot qui conserva jusqu'au XVIIIe siècle (voy. le Tableau parlant d'Anseaume) un sens assez deshonnête, et d'accord d'ailleurs avec celui qu'on donnoit à dariolette, son dérivé féminin. Regnier même emploie ce mot au masculin avec une acception peu équivoque dans le vers 200 de sa 5e satyre:
Doncq' la mesme vertu, le dressant au poulet,
De vertueux qu'il fut le rend dariolet.
[194]: Le verbe noiser, souvent employé dans les fabliaux et dans le Roman de la Rose, commençoit à vieillir. V. Barbazan, Fabliaux, t. 2, Glossaire.
[195]: Dans le sens de courroucer ou bien encore de poursuivre. Dans l'Orléanois, ce mot s'emploie encore ainsi.