[196]: On sait que les abords de la Samaritaine étoient le quartier général des tire-laine et coupe-bourse. Maynard a dit, dans un de ses sonnets:
Paul, vous êtes le capitaine
Des voleurs qui toute la nuit
Courtisent la Samaritaine
Et font plus de mal que de bruit.
Et on lit dans la satire 9e de Du Lorens:
Mon manteau, dieu merci, ne craint pas le serein.
Je passe hardiment près la Samaritaine
Lorsque les assassins courent la tirelaine.
[197]: Le capitaine Carrefour, fameux voleur de ce temps-là, sur les exploits et la prinse duquel nous publierons quelques pièces curieuses dans nos prochains volumes.
[198]: Ce n'est point au hasard que ce nom de Gueulle-Noire est donné au fripier. Il fait allusion à ces huis des caves par lesquels les voleurs, de connivence avec leurs recéleurs des halles, jetoient «ce qu'ils avoient butiné par la ville.» V. notre tome 1er, p. 198.
[199]: On disoit d'un homme mort en peu de temps qu'il avoit été troussé en malle. (Dict. de Furetière.) L'expression être vite troussé en est restée.
[200]: La punition des filous étoit d'avoir les oreilles coupées, ou, comme on disoit alors, d'être essorillés. Ces exécutions se faisoient près la Grève, au carrefour qui s'appeloit pour cela Guigne-Oreille, et par altération Guillori. Brantôme nous dit que, de son temps, l'armée étoit pleine de vagabonds «essorillés, et qui cachoient les oreilles, à vray dire, par de longs cheveux hérissés.» (Edit. du Panthéon, t. 1er, p. 580.)
[201]: En vertu d'un édit rendu en 1604, à l'instigation du secrétaire du roi Charles Paulet, et nommé à cause de lui la Paulette, les officiers de judicature ou de finance étoient frappés d'une taxe considérable, payable au commencement de chaque année. Faute de l'acquitter, ils perdoient le droit de conserver leur charge à leurs veuves et à leurs héritiers. Sitôt qu'ils étoient morts, elle devenoit vacante au profit du roi.
[202]: En argot, la guillotine est encore appelée la veuve.