[3]: Cette initiale doit certainement désigner l'abbé Bétoulaud, l'un des beaux-esprits des samedis de Mlle de Scudéry. Tout ce qu'il écrivit donne raison à notre opinion. Nous ne connoissons, en effet, de lui, que des vers adressés à Mlle de Scudéry: Epistre à Mlle de Scudéri sur la mort de Pellisson; le Parnasse, la Victoire, l'Anneau d'Horace, pièces adressées à Mlle de Scudéri, par M. Bétoulaud, avec les Réponses de Mlle de Scudéri auxdites pièces, in-4. Il fit aussi sur le Caméléon de la nouvelle Sapho un poème en 4 chants, inséré presque en entier dans la Bibliothèque poétique. «On sait à peu près la date de la mort du Caméléon, mais on ignore complétement celle de la naissance et de la mort de l'abbé Bétoulaud.» (Annales poétiques, t. 27, p. 154.)

[4]: Ce mot commençoit à avoir cours, témoin le conte de La Fontaine: A femme avare galant escroc. On disoit aussi croc. (Journal de Barbier, t. 2, p. 209.)

[5]: Mot alors assez nouveau dans la langue. Il ne remontoit pas plus loin que le temps de Catherine de Médicis, de l'aveu de Mlle de Scudéry elle-même. (Nouvelles conversations de morale, t. 2, p. 755; Hist. de la coquetterie.)

[6]: Cette pièce, fort rare, nous a été communiquée par notre ami P. Chéron, de la Bibliothèque impériale, qui l'avoit acquise à la vente Coste.

[7]: Gui Patin parle de ce sacrilége dans sa lettre à Spon du 11 juin 1649: «Un jeune père de l'Oratoire, qui est de la maison depuis huit jours, s'est aujourd'hui jetté sur celui qui disoit la messe, et lui a voulu arracher l'hostie. Le prestre s'est deffendu, mais l'autre a été le plus fort, l'a fait choir et lui a cassé les dents. L'hostie cheute, grand désordre dans l'église, etc. On dit que ce jeune homme est fol: je le crois ainsi. Un laquais fit autant, il y a quinze jours, au curé de Sannois, village près de Saint-Denis, le jour de la Pentecoste. Il a été condamné à avoir le poing coupé, être pendu, etranglé et brûlé, par le bailli de Montmorency. Il est encore à la Conciergerie par appel.» Gui Patin devoit être bien renseigné. Il avoit à Cormeille, près de Sannois, une maison qu'il tenoit de sa mère, et dont il ne reste plus qu'une allée de tilleuls.

[8]: Ce bourgeois avoit une maison de campagne à Cormeille. Nous tenons ce fait de M. Chéron, qui prépare une histoire de la commune de Sannois.

[9]: Cette pièce est très rare «ou même inconnue», lisons-nous dans le Catalogue d'une curieuse collection de livres... concernant l'histoire de Paris... composant la bibliothèque de M. F... Paris, Delion, 1853, in-8, p. 107, no 763.

[10]: Ce lieu, ainsi que le carrefour de la Croix-de-Berny, qui en est proche, fut souvent choisi pour les duels. Son nom lui viendroit même, selon quelques auteurs, d'un combat livré entre deux princes, et dont la main d'une reine à obtenir auroit été la cause et le prix. (P. Villiers, Manuel du voyageur aux environs de Paris, 1804, in-12, t. 1er, p. 127.)

[11]: «Au temps que j'estudiois à l'escole de Tolette, dit Panurge, le reverend père en diable Picatris, recteur de la faculté diabologique, nous disoit que naturellement les diables craignent la splendeur des espées aussi bien que la lueur du soleil. De faict Hercules, descendant en enfer à touts les diables, ne leur feit tant de paour, ayant seullement sa peau de lion et sa massue, comme après feit Eneas estant couvert d'un harnois resplendissant et guarny de son bragmard bien appoinct, fourby et desrouillé à l'ayde et conseil de la sibylle Cumane. C'estoit peult-estre la cause pourquoy le seigneur Jean-Jacques Trivolse, mourant à Chartres, demanda son espée et mourut l'espée nue au poing, s'escrimant tout autour du lict, comme vaillant et chevalereux, et par ceste escrime mettant en fuitte tous les diables qui le guettoient au passage de la mort.» Pantagruel, liv. 3, ch. 23.

[12]: V. Sancti Hieronymi opera, Paris, 1706, in-fol., t. 4, 2e partie, col. 76, Vita S. Hilarionis Eremitæ.