[23]: Gardes du corps, ainsi appelés parcequ'ils portoient les casaques les plus riches en broderies. Il n'étoit pas rare que les soldats dussent le nom par lequel on les désignoit à quelque partie de leur équipement ou de leurs armes. Ainsi les soldats bourguignons étoient appelés Bourguignons salés, à cause de la salade bourguignotte ou du morion salé, comme dit Rabelais (liv. 4, ch. 29), dont ils étoient coiffés.
[24]: C'est d'un des premiers comptes de l'épargne qu'il est parlé ici, puisque la création de ce «trésor central, où les receveurs devoient verser, dans le délai d'un mois, les deniers perçus sur chaque province», date seulement de cette époque. (Cheruel, Hist. de l'administr. monarch. en France, Paris, 1855, in-8, t. 1er, p. 156.)
[25]: Ceci est une erreur évidente, si, comme il faut le croire, l'auteur entend par «revenu de la France» toutes les sommes que produisoient les divers impôts. Pour la taille seule, sous François Ier, on percevoit neuf millions. (Cheruel, ibid., p. 154.)
[26]: Cette date, qui semble être vraiment celle du livret, donne raison à l'une de nos précédentes notes.
[27]: Ce chiffre doit être exact. Dans le Sommaire traicté du revenu et despence des finances de France... par Nicolas Remond, Paris, 1622, in-8, nous trouvons indiqués, pour les revenus de l'Etat en l'année 1620, d'une part, 36,926,638 livres, et, d'autre part, pour «la creüe extraordinaire, autrement dite grande creüe des garnisons», 4,400,000 livres, ce qui forme un total assez bien d'accord avec les sommes indiquées ici comme formant le revenu de l'année 1618.
[28]: Le détail de ces dons et liberalitez se trouve dans la brochure de Nicolas Remond citée tout à l'heure.
[29]: Bonnet s'attachant sous le menton, comme les béguins, et ayant la plume de coq plantée sur le côté, où l'on mit plus tard la cocarde. Les coquarts ou coquardeaux, comme ils sont appelés dans le Blazon des faulces amours, avoient été les jeunes gens à la mode de la fin du XVe siècle. V., sur le premier de ces mots, Biblioth. de l'école des chartes, 2e série, t. 1er, p. 369.—Les bonnets à la coquarde nommés par Rabelais (liv. 4, ch. 30) étoient fort pesants. Dans le rebras doublé de frise qui se trouvoit derrière, il entroit jusqu'à une demi-aune de drap. Louis Guyon (Div. leçons, liv. 2, ch. 6) dit qu'il en vit un à Paris qui pesoit quatre livres dix onces.
[30]: C'étoit le justaucorps ou hoqueton, comme on disoit à l'armée.
[31]: Tout le monde connoît, par les images et les tableaux du temps et par la description qu'a faite Rabelais de la magnifique braguette de Panurge, ce qu'étoit cette partie saillante du haut de chausses.
[32]: Ce sont ces souliers échancrés, fort à la mode du temps de François Ier et de Henri II, dont Calvin fit proscrire l'usage à Genève en 1555.