[88]: Sur les Irlandais qui encombroient Paris et y bélistroient de la plus dangereuse manière à la fin du XVIe siècle, V. notre Histoire du Pont-Neuf, Revue franç., 1er octobre 1855.
[89]: Les chanceliers Poyet et de l'Hôpital avoient essayé de supprimer les confréries; mais ils n'y étoient pas parvenus. De leur tentative, toutefois, étoient restés quelques abus, que signale De Mayer dans sa Galerie du XVIe siècle, t. 2, p. 363. Celui dont il est parlé ici, et qui tendoit à exempter du chef-d'œuvre et des autres épreuves l'artisan voulant devenir maître, étoit du nombre. Les maîtrises, comme on le voit, pouvoient s'obtenir par simples lettres.
[90]: Au XVIIe siècle, nous trouvons un trafic de la même espèce, une façon pareille de se tenir à la mode par abonnement, à tant par année. «Le sieur Fournerat, marchand fripier sous les piliers des halles, est-il dit dans le Livre commode des adresses (1691), entretient bourgeoisement et honnêtement d'habits pour quatre pistoles par an.»
[91]: Sorte de caleçons ou hauts de chausses à pieds auxquels tenoient les pantoufles. Le Pantalon des farces vénitiennes avoit mis cet habillement à la mode. Il étoit suranné alors, mais nous l'avons remis en usage avec son premier nom. Furetière se moque des procureurs qui y étoient fidèles de son temps. Il dit, dans sa satire le Jeu de boule des procureurs:
Je vois dans leurs habits les modes surannées.
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Tel a le chapeau plat, tel autre l'a trop haut;
Tel a talon de bois, tel soulier de pitaut;
Tel haut de chausse bouffe, et tel serre la cuisse;
L'un tient du Pantalon, et l'antre tient du Suisse.
[92]: Cette pièce, qui est moins, je pense, la relation satirique d'un fait véritable qu'une imitation de la charmante pièce de Gilles Durant: A Mademoiselle ma Commère, sur le trépas de son asne, regret funèbre, a déjà été donnée par Sautereau de Marsy dans le Nouveau siècle de Louis XIV, t. 1er, p. 229. Elle en inspira une autre, qui est détestable: l'Asne du procureur ressuscité, en vers burlesques, Paris, 1649, 11 pages. (V. Moreau, Bibliogr. des Mazarinades, no 84.)
[93]: Peut-être faut-il voir ici le moulin des religieuses de Montmartre, qui, ayant en effet la forme d'une tour, avoit fait donner, dès cette époque, à l'une des rues près desquelles il se trouvoit, le nom de rue de la Tour-des-Dames. Il existoit déjà à la fin du XVe siècle, et en 1816, selon la Tynna, on en voyoit encore les restes. Le nom cité tout à l'heure se déplaça vers 1769; il passa de la rue, qui s'appela, dès lors, rue de La Rochefoucauld, à la ruelle Baudin, qui l'a gardé. V. le singulier mais très curieux livre de M. de Fortia d'Urban, Recueil des titres de propriété d'une maison et terrain sis à Paris... rue de La Rochefoucauld, 1812, in-12, passim.
[94]: Les sacs de procès que les gens de palais portoient toujours à leur ceinture, et d'où est venue la locution que nous avons déjà fait remarquer dans le Roman bourgeois de Furetière: J'ai votre affaire dans le sac.
[95]: Les plâtriers de Montmartre.
[96]: C'étoient les plus estimés. Dans le conte de Voltaire, c'est à vendre des mulets que le père de Jeannot fait une si belle fortune.