[105]: Lors de ce séjour du roi dans la capitale de la Touraine, il avoit paru un pasquil dans lequel Paris, abandonné de la cour, recevoit les condoléances de la ville favorisée. (Lettre de la ville de Tours à celle de Paris, Recueil A-Z, E, p. 130.)
[106]: Les filles de joie affluoient le soir autour de la Samaritaine du Pont-Neuf, comme on peut le voir dans le Tracas de Paris de Fr. Colletet. Dans une chanson qui se fit à propos de l'un des embarquements, si fréquents au XVIIe siècle, des filles de joie pour l'Amérique, on ne manque pas de leur faire adresser de tristes adieux à ce rendez-vous de leurs plaisirs:
Adieu, Pont-Neuf, Samaritaine,
Butte Saint-Roch, Petits-Carreaux,
Où nous coulions des jours si beaux.
(Bussy-Rabutin, Amours des Dames illustres de notre siècle, Cologne, 1681, in-12, p. 374.)
[107]: C'est de cette chasse donnée aux filles de joie que veut sans doute parler Saint-Amant, quand il dit, dans le Poëte crotté:
Adieu, maquerelles et garces;
Je vous prévois bien d'autres farces
(Poëtes sont vaticinateurs):
Dans peu, vous et vos protecteurs,
Serez hors de France bannies,
Pour aller planter colonies
En quelque Canada lointain.
Le temps est près et tout certain:
Ce n'est pas un conte pour rire.
[108]: Los, louange. Ce mot, qui est purement latin, avec une différence d'orthographe, est l'un de ceux que regrettoit le plus Ménage.
[109]: Pour moyennant.
[110]: Espèce de hotte ou de grand panier dans laquelle le verrier portoit sa marchandise. On n'appelle plus ainsi qu'une sorte de filet.
[111]: Du verbe demener, qui se prenoit alors comme ici dans le sens actif, on avoit fait le mot demaine, mouvement, agitation. Ce mot, qui s'emploie encore à Orléans, se trouve au premier vers du blason en acrostiche de la ville de Paris, par P. Grognet: