Paisible demaine.....
[112]: Ce duel eut lieu en 1537, le 14 janvier. (Vulson de la Colombière, le Vray théâtre d'honneur et de chevalerie, t. 2, p. 409.) Il eut alors un long retentissement, parceque c'est un des derniers qui furent faits par ordonnance du roi. (Allier et Batissier, Bourbonnois ancien et moderne, t. 2, p. 46.) Brantôme en a parlé dans son Discours sur les duels.
[113]: Hélyon de Barbançois II, seigneur de Sarzay. Il étoit d'une famille originaire de la Marche, qui, dès le XIIe siècle, étoit venue habiter, dans le Berry, la terre de Sarzay, dont elle avoit pris le nom. (La Thaumassière, Hist. du Berry, p. 602.)
[114]: La Colombière l'appelle de Veniers, et c'est, en effet, son véritable nom.
[115]: Le seigneur de Villeban ou de Villebon.
[116]: Anne de Montmorency, qui venoit d'être fait connétable.
[117]: Le comte de Saint-Pol, duc d'Estouteville.
[118]: Messire Jean de La Tour, seigneur de Châteauroux.
[119]: «L'occasion de leur combat, dit La Colombière, fut que Sarzay, parlant du sieur de La Tour, avoit dit qu'il s'en estoit fuy de la bataille de Pavie; sur quoy, La Tour l'a fait appeler devant le roy, et luy demande s'il a tenu ce discours. Il répond que ouy, et qu'il l'avoit ouy dire à Gaucourt. Il semble donc que c'estoit à La Tour à s'en esclaircir avec Gaucourt; neantmoins, Gaucourt appelé, ce fut Sarzay qui luy demanda s'il n'estoit pas vray qu'il luy avoit dit que La Tour s'en estoit fui de la bataille. A quoy La Tour respondit sans l'advouer ni desadvouer: «Vous avez dit vous-mesme que vous le teniez de Veniers.»—«Il est vray, repartit Sarzay; Veniers me l'a dit.» Alors Gaucourt, ayant remonstré que, puisque Sarzay advouoit le tenir de Veniers, il n'estoit plus tenu de respondre, fut renvoyé, et Veniers incontinent appelé, qui donna un dementy à Sarzay.
«Pour en connoistre la verité et sçavoir entre eux qui estoit le faux accusateur, le roy ordonna que Veniers et Sarzay combattroient en champ clos; et ce qui obligea ce brave et vaillant prince à leur donner si facilement le combat, fut qu'aucun de ces trois accusateurs ne s'estoient trouvés à la bataille de Pavie, mais estoient demeurez à leurs maisons bien à leur aise et bien esloignez des coups. Pourtant ils s'émancipoient de blasmer ceux qui s'y estoient trouvés, quoiqu'ils ne pussent pas bien juger de ceux qui avoient fuy ou combattu.»