[145]: C'étoit le surnom, et non pas sans doute le nom, du pauvre prêtre messire Jean. On lui avoit donné ce sobriquet pour faire de lui l'homonyme de Jean le Blanc. La plaisanterie étoit assez sacrilége, appliquée à un prêtre: car on sait que, dans les pasquils irreligieux, c'est l'hostie qu'on personnifioit sous le nom de Jean Le Blanc. V. Légende véritable de Jean le Blanc, 1677, in-12, pièce comprise dans le cabinet jésuitique.

[146]: On appeloit habitué un prêtre qui s'attachoit volontairement au service d'une paroisse et qui y alloit dire la messe.

[147]: Par dame Simonne Messire Jean n'entend-il pas parler de l'Eglise, de qui l'on n'obtenoit des bénéfices que moyennant finances, ce qui constituoit le crime de simonie?

[148]: V., sur ce cadeau qu'à certain jour les élèves faisoient aux maîtres, la note d'une des pièces précédentes, p. 41.

[149]: Philippe Desportes, qui, enrichi par la muse, avoit sans doute pris en pitié et protégeoit le pauvre prêtre poète. Il étoit mort en 1606, c'est-à-dire quelques années avant l'époque où cette pièce dut être écrite.

[150]: Il s'agit ici, sans doute, de l'édition des Lettres et autres ouvrages de saint Grégoire de Nysse, que le P. Fronton du Duc donna à Paris en 1615, 2 vol. in-fol.

[151]: Imprimeur parisien, l'un de ceux dont messire Jean devoit corriger les épreuves, ainsi qu'il vient de le dire. C'est en effet vers cette époque, en 1618, qu'il imprimoit. V. La Caille, p. 228.

[152]: Jean de Fréval, imprimeur du même temps. V. La Caille, p. 234.

[153]: C'est-à-dire trop amoureux de leur femme. C'est le mot latin uxorius, employé par Horace, liv. 1er, ode 2, v. 18; par Virgile, Enéide, liv. 4, v. 266, etc. Il se prenoit, comme ici, presque toujours en mauvaise part, en façon de blâme contre les maris trop foibles.

[154]: On croyoit que certaines maladies cérébrales venoient d'un ver logé dans la tête. C'est ce qu'on appeloit l'avertin (voy. Des Perriers, Contes et joyeux devis, nouv. 105 et 125), et ce qu'on nomme encore aujourd'hui dans les campagnes le ver coquin. On attribuoit la même cause et l'on donnoit le même nom à la maladie des bêtes à laine que l'on appelle à présent le tournis. V. Olivier de Serres, Théâtre d'agriculture, in-4, t. 2, p. 768, 838.