[135]: La dodine étoit une fameuse sauce à l'oignon, bonne surtout pour les canards. Rabelais (liv. 4, ch. 32) parle déjà de canars à la dodine.

[136]: Le mot matinier se disoit alors pour matinal. On ne dit plus guère matinière qu'à propos de l'étoile du matin.

[137]: Cette suite manque, malgré l'annonce du titre. La Lettre générale d'écorniflerie est sans doute la même que nous avons donnée dans ce volume. Quant à l'Arrest des paresseux, nous n'avons pu le retrouver.

[138]: L'expression boire à tire-larigot a donné lieu à une foule d'étymologies singulières que nous ne répéterons pas ici. Selon nous, elle équivaut à celle-ci: boire à tire gosier, le vieux mot larigaude signifiant en effet gosier, d'après le Dictionnaire des termes du vieux françois, ou trésor des recherches et antiquités gauloises et françoises, par Borel.—Quant aux autres façons de boire indiquées ici, nous ne savons comment les expliquer.

[139]: Cette description est une imitation de celle du pays de Coquaigne, telle qu'elle se trouve fort au long dans l'un des fabliaux publiés par Méon (t. 4): c'est li Fabliaus de Coquaigne. Rabelais s'en étoit inspiré auparavant pour le curieux tableau qu'il a fait de l'Ile de Papimanie (voy. éd. de l'Aulnaye, in-12, t. 2, p. 121), et enfin Fénelon devoit un peu plus tard concevoir dans le même esprit, et sans doute d'après la même inspiration, sa fable de l'Ile des Plaisirs.

[140]: Ce Harpineau, ou plutôt Herpinot, étoit un farceur qui jouoit ses farces aux halles. Nous publierons dans nos volumes suivants quelques pièces parues sous son nom. M. Leber a parlé de lui dans son livre sur Tabarin: Plaisantes Recherches d'un homme grave sur un farceur.

[141]: Claude de Mesme, comte d'Avaux, alors conseiller au grand conseil.

[142]: Les écus d'or, valant trois livres.

[143]: La plupart des églises de Paris étaient lieux d'asile. L'enclos du Temple, le Louvre, avoient aussi ce privilége.

[144]: «On dit d'un homme: Il est réduit au bâton blanc, ou absolument réduit au blanc, quand il est devenu extrêmement pauvre et misérable...» (Leroux, Dict. comique.)