[168]: Philibert de Grammont, second mari de la belle Corisandre d'Andouins, l'une des plus célèbres maîtresses de Henri IV.
[169]: Diane d'Estrées, sœur de Gabrielle, seconde femme de Jean de Montluc, seigneur de Balagny, maréchal de France.
[170]: Duret de Chevry. V. sur lui notre édition des Caquets de l'Accouchée, p. 147.
[171]: V. sur les mœurs de ce prélat notre t. 4, p. 340. C'est avec intention qu'on fait dédier ses sermons à un marguillier de Saint-Germain-l'Auxerrois. L'hôtel de Sourdis étoit proche de cette église; il avoit donné son nom à une petite impasse qui ne vient que de disparoître.
[172]: Celui qui avoit négocié le mariage de Henri IV et de Marie de Médicis.
[173]: Angélique d'Estrées, autre sœur de Gabrielle.
[174]: Nous devons la communication de cette pièce très curieuse à l'obligeance de notre ami M. Charles Livet, qui l'a copiée avec le soin le plus minutieux sur l'exemplaire, sans doute unique, que possède la bibliothèque de Nantes. Elle est imprimée en gothique, in-8, sans pagination. Au verso du premier feuillet, où le titre se trouve, l'on voit une grossière gravure à sept personnages, dont un assis au milieu sur un siége surmontant une estrade à deux marches. Le même frontispice, nous dit M. Charles Livet, se trouve en tête de la pièce intitulée: L'Entrée du roy à Romme (du mercredi dernier décembre 149.). Le dernier chiffre ne s'y trouve pas, mais il faut lire 1494, car il s'agit de l'entrée de Charles VIII dans la ville des papes, le 31 décembre de cette année-là. M. Livet pense que la pièce qu'il nous communique est du même temps, et je partage cet avis. C'étoit le moment de la première et de la plus vive curiosité qu'avoient dû exciter les voyages et les découvertes de Colomb; il devoit courir par toute l'Europe, au sujet de cette entreprise, aux incroyables résultats, beaucoup de petits livrets du genre de celui-ci, dans lesquels l'imagination populaire, remplie d'idées singulières touchant l'existence de tout un monde fabuleux, trouvoit moyen de renchérir encore sur ce que la réalité étaloit de merveilles. M. Brunet cite, dans le Manuel du libraire (t. 3, p. 111), une pièce qui montre avec quelle avidité la curiosité du peuple se fit partout un appât des nouvelles qui venoient de ce monde récemment découvert. C'est la traduction que Giuliano Dati fit en vers italiens de la première lettre latine par laquelle Colomb annonça au monde ancien le monde nouveau, M. Libri, qui possédoit cette pièce très rare, dont voici le titre. La lettera (in ottava rima) dellisole che ha trovato nuovamente il re dispagna, etc., pense qu'on la chantoit dans les rues. Quadrio, Storia e ragione d'ogni poesia, Milano, 1739, in-4, t. 4, p. 48, en parle, mais lui donne à tort la date de 1495, au lieu de celle de 1493. Le récit, fait aussi sous forme de lettre, que nous donnons ici, fut peut-être inspiré par le même événement; seulement, ne tirant point comme l'autre ses faits d'une lettre du grand navigateur, il est complétement fabuleux, comme ceux qui couroient depuis long-temps sur les pays gouvernés par le prêtre Jean. Quelques noms de lieux qui ont la prétention d'être des noms espagnols prouvent toutefois qu'il peut s'agir ici des pays que Colomb découvrit et baptisa pour le roi d'Espagne.—La cyté d'Arjel, d'où la lettre est datée, doit être la cité d'Alger.
[175]: Milieu.
[176]: Luths.
[177]: C'est-à-dire d'un bleu vert.