[335]: «Le corps fut porté en une chambre joignante celle de ses serviteurs, bien fermée de peur qu'ils n'y entrassent pour luy rendre leur debvoir.» (Le Martyre de la royne d'Ecosse, p. 309.)
[336]: Henry Talbot.
[337]: Var.: de ce mois.
[338]: On lit dans la dépêche de M. de Châteauneuf: «Lequel courier arriva à Grenvich, sur les neuf heures du matin, vers Sa Majesté, le jeudy dix-neuviesme.» Ensuite se trouve ce passage, omis ici: «Je ne sçay si il parla à la royne, laquelle se alla pourmener ce jour à cheval, puis au retour parla longtemps au roy de Portugal. Ledict jour de jeudy, je depeschés à Vostre Majesté pour luy porter ceste nouvelle, laquelle, etc.» Le roi de Portugal nommé ici est D. Antonio, prieur de Crato, alors réfugié près d'Elisabeth, et qui avoit un intérêt indirect dans le dénoûment de ce drame, puisque, lors du dernier complot des agents de Marie Stuart avec ceux de Philippe II, il avoit été convenu expressément que, si l'affaire réussissoit, l'on commenceroit par le livrer lui-même aux mains du roi d'Espagne. La mort de Marie Stuart enlevoit un chef à ces conspirations renaissantes dont il eût été l'une des premières victimes. V. Mignet, Histoire de Marie Stuart, t. 2, p. 288, et notre livre Un Prétendant portugais au XVIe siècle, passim.
[339]: Pasquier, qui semble avoir réglé sa relation sur celle-ci, reproduit presque textuellement cette dernière phrase. Dans le récit conservé dans le Recueil d'Egerton, il est aussi parlé de ces réjouissances.
[340]: Ici la dépêche de M. de Châteauneuf continue ainsi: «Voilà tout ce qui s'est passé au vray. Les serviteurs de la dicte dame sont encore prisonniers et ne sortiront d'ung moys, guardés plus estroitement que jamais au dict chasteau de Fotheringay; les trois autres sont prisonniers, toujours en cette ville. Ne se parle pas si on les fera mourir ou si on les delivrera. Depuis la dicte execution, M. Roger et moy avons tous les jours envoyé demander passeport pour advenir Vostre Majesté de la mort de la dicte dame; mais il nous a eté refusé, disant que la royne ne vouloit pas que Vostre Majesté fust advertie de cette execution par autre que par celui qu'elle vous envoyeroit. De faict, ses ports ont esté si exactement guardés que nul n'est sorty de ce royaulme depuis xv jours que un nommé le Pintre, que la royne a despeché à M. de Staford pour advertir Vostre Majesté de la dicte execution.» Dans les quelques lignes qui sont le commencement de la dépêche et qu'on a supprimées dans la pièce imprimée, M. de Châteauneuf s'étoit plaint déjà des obstacles qu'il avoit rencontrés lorsqu'il avoit voulu faire parvenir au roi le récit du supplice de Marie Stuart. «Sire, avoit-il dit, Vostre Majesté sera peut-être estonnée de sçavoir les nouvelles de la mort de la royne d'Escosse par le bruict commun qui en pourra courir à Paris avant que d'en estre advertie par moy. Mais Vostre Majesté m'excusera, s'il luy plaist, quand elle sçaura que les ports de ce royaulme ont esté si exactement guardés que il ne m'a esté possible de faire passer ung seul homme; et si est plus que, ayant obtenu un passeport soubs aultre nom que le mien, celui que je envoyois a esté arresté à Douvres avec son passeport et y est encores à present, bien que je le eusse despeché dès le XIX de ce moys après midy.»
[341]: «Cette assertion, dit M. Teulet en note, est tirée de l'avis de M. de la Châtre.» Nous en avons parlé plus haut. Après cette phrase, la dépêche de M. de Châteauneuf poursuit pendant plusieurs pages encore. Elle se termine par la signature de l'ambassadeur et par cette mention: De Londres, le XXVII febvrier 1587.
[342]: Bautru en est l'auteur. Le Cabinet satyrique (Paris, jouxte la coppie imprimée à Rouen, 1633, in-8, p. 619-625), la donne sous ce titre: L'Onosandre, ou la Croyance du Grossier, par le sieur Bautru. C'est contre M. de Montbazon qu'elle est dirigée. Tallemant raconte à ce sujet cette anecdote: «... Le bonhomme avoit su que l'Onosandre étoit une pièce contre lui. La reine-mère accommoda cela, et on dit que, M. de Montbazon, entr'autres choses, l'ayant menacé de coups de pied, il faisoit remarquer à la reine-mère: «Madame, voyez quel pied! que fût devenu le pauvre Bautru?» (Historiettes, édit. in-12, t. 3, p. 102.)
[343]: Var.:
D'Onozandre le grand ennemy de vos sons.