[381]: Dans l'Eloge des perruques, fait par de Guerle sous le pseudonyme d'Akerlio, à l'imitation du livre du curé Thiers, il est parlé de toutes espèces de perruques, p. 96, note 45.
[382]: On fit mille contes sur l'étymologie de ce mot, qui, selon Le Duchat, vient de l'allemand Fall-Blatt, mais dont le vieux mot espagnol falda (bord ou pan de robe) est plutôt encore la racine. Un M. de Langlée dit un jour dans une maison que c'étoit un mot hébreu (Caillières, les Mots à la mode, p. 168). Tout le monde le crut sur parole, sauf pourtant deux personnes, qui, pour plus ample explication, crurent devoir s'adresser à l'abbé de Longuerac. «Au commencement de l'invention des falbalas, lisons-nous dans le curieux ana qui fut composé d'après les dits et gestes du savant abbé, deux hommes d'épée que je ne connoissois pas vinrent me voir à Saint-Magloire, et, après bien des compliments, ils me demandèrent ce que signifioit falbala. J'eus beau leur protester que je n'en savois rien, ils me soutenoient que je le savois, parceque c'étoit un mot hébreu qui se trouvoit dans la Bible en hébreu, et qu'on les avoit assuré que je leur expliquerois, et que c'étoit le nom de quelqu'un des habillements du grand prêtre. Langlé, qui avoit inventé ce nom-là, disoit qu'il étoit hébreu, et ils l'avoient cru.» (Longueruana, p. 155.)
[383]: C'est ce que Furetière appelle des perruques à la moutonne.
[384]: Pour les perruques du roi d'Espagne Philippe V, on ne prenoit pas indifféremment, comme vous allez voir, les cheveux des riches ou des gueux. «Il y a une difficulté pour les perruques à quoi il faut faire attention, écrit le marquis de Louville au ministre de France: c'est qu'on prétend que les cheveux avec lesquels on les fera doivent être de cavaliers ou de demoiselles, et M. le comte de Benavente n'entend point raillerie sur cela. Il veut aussi que ce soit des gens connus, parcequ'il dit qu'on peut faire beaucoup de sortiléges avec des cheveux et qu'il est arrivé de grands accidents. Vous voyez que l'affaire est de conséquence, et qu'il n'y faut rien négliger.»
[385]: C'est le séjour assez long que fit la cour à Fontainebleau et qui donna lieu à l'une des pièces publiées dans notre t. 3, p. 217. Elle nous avoit déjà édifié sur les scandales qui le signalèrent, et que Louis XIII, en roi chaste, réprima par la fustigation préalable et par l'expulsion des filles qui avoient suivi la cour.
[386]: C'est-à-dire ont été fouettées de verges. C'étoit le châtiment des filles publiques jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. La Gourdan fut ainsi condamnée à la fustigation en plein carrefour des Petits-Carreaux, près duquel elle demeuroit. V. Corresp. secrète de Métra, t. 2, p. 168, 195.
[387]: Le parc de la reine Marguerite au faubourg Saint-Germain, longeant le quai Malaquais. V. le t. 1, p. 219, et le t. 4, p. 174, 175.
[388]: Sans doute la tour de la commanderie de Saint-Jean-de-Latran, place Cambrai. L'enclos dont elle faisoit partie étoit lieu d'asile, et par conséquent encombré d'une foule de gens sans aveu, dont le trop-plein refluoit sur les environs. Lorsqu'on la démolit, il y a deux ans, le quartier sur lequel elle planoit n'étoit pas mieux peuplé. V. notre livre Paris démoli, 2e édit., introd., p. L.
[389]: On sait que les courtisanes y abondoient. V. une lettre de Gui Patin, 1er octobre 1666. Marigny, dans son poème du Pain béni, nous donne le commissaire Vavasseur comme étant
Des lieux publics grand ecumeur,
Adorateur de ces donzelles
Qui ne sont ni chastes ni belles,
Et qui, sans grace et sans attraits,
Vivent des péchés du Marais.