Soit qu'elle soit blanche d'humeur,
Ou qu'elle aie la couleur d'une vermeille rose,
Toujours d'une même rumeur
Elle va m'aigayant, et jamais ne repose.
Quand je la tiens entre mes bras,
J'agence un chose long dans une fente rouge,
Et, sans la mestre entre deux draps,
J'en prens mille plaisirs, jamais elle n'en bouge.
Que si l'adresse me desfault,
Elle semble m'ayder et soulager ma peine;
Elle lève le cul si hault
Qu'elle me faict aller jusques à perdre haleine.
Je la baise et rebaise après
En joignant dextrement ma bouche sur sa bouche,
Et je la serre de si près,
Que tout son petit trou avec le mien se bouche.
Cinq ou six coups je faics cela,
Roide, prompt et hardy, sans que je m'en degouste;
Elle ne dict jamais Holà!
Tant que j'aye tiré à la dernière goute.
Que s'il me reste encor du cœur,
Comme je fus vaillant à ce doux exercice,
Ou qu'elle manque de liqueur,
Je vay au changement sans qu'elle entre en caprice.
Car, lassé de ces doux esbats,
Pendant qu'en ce beau jeu je la baise et me joue,
Souvent elle me jette en bas
Et me montre le cul, auquel je fais la moue.
J'ayme mieux, pour passer mon temps,
De ces grosses dondons aux humeurs bien remplies;
Ces petites sans passe-temps,
Estant seiches trop tot, me semblent moins jolies.
Faictes tous l'amour comme moy;
Beuvons, chantons, rions: la bouteille est remplie.
C'est estre ladre, sur ma foy,
De ne pas la vuider, la voyant si jolie.