[32]: Sur ces moustaches ou cheveux tombant sur les côtés de la perruque, V. le t. 3, p. 243.—Celles qu'on appeloit cadenettes devoient leur nom à l'un des frères de Luynes, Honoré d'Albert, seigneur de Cadenet. Ménage nous l'avoit appris depuis long-temps; les Historiettes de Tallemant nous l'ont confirmé. V. édit. P. Paris, t. 1, p. 399.
[33]: Sur ces diverses formes de chapeaux, voir le Satyrique de cour, dans notre t. 3, p. 245.
[34]: C'étoit la prononciation à la mode, due à l'imitation de l'accent efféminé des Italiens. «On n'ose plus, dit Henry Estienne dans son Dialogue du nouveau langage françois italianizé, Paris, 1579, on n'ose plus écrire françois, françoise, sous peine d'être appelé pédant.» Courval Sonnet, qui avoit vu les progrès de cette mauvaise prononciation, et qui la trouvoit tout à fait triomphante sous Louis XIII, à l'époque même où parut la pièce que nous reproduisons, s'en explique ainsi dans une de ses satyres:
Bref, que dirai-je plus? Il faut dire il allèt,
Je crès, françès, anglès, il disèt, il parlèt.
C'est donc inutilement que les doctes, Pasquier en tête, avoient proscrit cet accent exotique. «Le courtisan aux mots douillets, écrivoit-il dans sa quatrième lettre à Ramus, nous couchera de ces paroles: «reyne (au lieu de royne), allèt, tenèt, menèt ... Ni vous, ni moi, je m'asseure, ne prononcerons, et moins encore écrirons, ces mots de reyne, allèt, menèt.» V. Lettres de Pasquier, in-fol., t. 2, p. 46, 57-58.
[35]: On sait que le landit étoit la foire qui se tenoit à Saint-Denis dans la dernière quinzaine de juin.
[36]: V. le Satyrique de cour, dans notre t. 3, p. 248, note.
[37]: Cette poudre, dont nous avons déjà parlé, t. 3, p. 253, note, resta long-temps en faveur pour la toilette des hommes comme pour celle des femmes, surtout pour les perruques:
Le matin y met de l'ambre,
De la pommade, de l'iris,
Des poudres du nom de Cypris,
Qui s'attachent à la pommade.
Vers à la Fronde sur la mode des hommes, présentés aux curieux du temps..., 1650, in-4.