[45]: Dans l'école, le quatrième mode de syllogisme de la seconde figure s'appeloit syllogisme en barôco, et il méritoit à tous égards d'être l'origine de notre mot baroque.

[46]: C'est-à-dire avec des flocques ou des houppes.

[47]: Artus Désiré, cet étrange écrivain, ce pamphlétaire du catholicisme, qui devança par ses virulents libelles les sermons des prédicateurs de la Ligue. Si les quelques détails qu'on donne ici sur lui sont vrais, ce sont à peu près les seuls que l'on ait sur sa vie. V. l'abbé d'Artigny, Mémoires, t. 2, p. 49.

[48]: C'est-à-dire bon aux coups de poings, aux rudes horions, comme le frère Jean de Rabelais.

[49]: Ce cabaret, dont nous avons déjà parlé, t. 1, p. 195, se trouvoit près le Châtelet. V. les Visions admirables du pèlerin du Parnasse, et l'analyse curieuse que Nodier a faite de ce livre, Bullet. du Biblioph., août 1835, p. 10.

[50]: Ce Herpinot étoit un joueur de farces qui avoit son échafaud aux halles, vers la pointe Saint-Eustache, comme Jean de Pont-Alais avoit eu le sien avant lui. Ses farces étoient au gros sel et de haulte gresse, comme on en pourra juger par cette pièce, écrite sous son nom, ce qui n'empêchoit pas que, par ironie ou par antiphrase, on n'appelât Herpinot le Caton des halles. V. Leber, Recherches d'un homme grave sur un farceur, p. 13-14, et le Catalogue de la Bibliotheque, no 2623.

[51]: Ces initiales ne cachent-elles pas le nom d'un certain de La Porte, comédien de Bourges, qui écrivoit alors des pièces du genre de celle-ci, et même des pasquils satiriques. L'Estoille (édit. Champollion, t. 2, p. 448) en cite un de lui contre les jésuites que M. du Puy lui avoit recommandé, et dont il donne ainsi le titre: Prologue de La Porte, comédien de Bourges. Il le trouva mal basti et gauffé, c'est-à-dire écrit dans ce gof parisien, dans ce langage des halles que Catherine de Médicis aimoit tant et parloit si bien, selon le Scaligerana, et que plus d'une phrase de cette pièce reproduit dans toute sa pureté. Ce de La Porte, comédien, d'après quelques détails contenus dans ce qui va suivre, auroit joué aux halles sous le nom d'Adenot, et y auroit précédé Herpinot, pour lequel il écrit ici. Ces étrennes même pourroient bien n'être qu'une adresse du prédécesseur recommandant son successeur à ses pratiques.

[52]: Chanson qui fut alors très célèbre. Il est fait allusion à l'héroïne, fille unique et de bonne maison, dans ce vers d'une des satyres de du Lorens (1624, in-8, p. 127):

Et fût-il fils unique, ainsi que Godinette?

[53]: C'est ce qui arriva justement au dernier siècle à la nièce de messire Agnan, curé d'un bourg de Sologne. Une poularde, glissée par une main traîtresse entre les draps de son lit trop peu fréquenté, et qu'on n'eût pas retrouvée dans ce lieu désert si, au bout de huit jours, la poularde prudente n'eût elle-même révélé sa présence à tous les odorats, trahit tout à coup le secret des nuits de la nièce pudibonde. Il y eut à ce propos bien des commérages dans la province. Bérenger, censeur royal, en fit un conte en vers qui souleva beaucoup de scandale, et qui fut cause qu'il perdit sa place, et que le Journal polyptique, dont le 114e numéro l'avoit publié, fut interdit. (V. Mém. secrets, 1786, t. 33, p. 267, et 34, p. 11). Ce même Bérenger, qui fut professeur de rhétorique au collége d'Orléans, et qui mourut en 1822 inspecteur de l'Académie de Lyon, a donné, entre autres compilations, le fameux recueil la Morale en action. Il a oublié d'y réimprimer son conte.