[77]: V., sur ce qu'on appeloit enseignes de pierreries, une note de notre t. 2, p. 90.
[78]: V., plus haut, notre première note.—Les fiançailles du roi, représenté à Madrid par le duc d'Usséda, furent célébrées le 18 octobre 1612. Louis XIII n'alla pas chercher Anne d'Autriche jusqu'aux Pyrénées, comme il paroît qu'on en avoit d'abord eu le projet; il s'arrêta à Bordeaux, où la jeune reine fit son entrée solennelle le 29 novembre.
[79]: Les Italiens à la dévotion du marquis d'Ancre, qui occupoient alors tous les emplois.
[80]: Le mot bienfaisance n'étoit pas encore fait. Balzac le créa, mais l'abbé de Saint-Pierre, qui fit sa fortune, passe pour l'avoir trouvé.
[81]: C'est-à-dire mis au rebut, comme on faisoit des pièces d'argent démonétisées. C'étoit une locution très en usage. Quand, sous ce même règne, on fit une première recherche de la noblesse, ce fut l'expression dont on se servit pour les gentilshommes que cet examen frappa de discrédit. Claveret fit à cette occasion une très curieuse comédie en cinq actes, en vers: L'Escuyer, on les Faux nobles mis au billon, 1629, in-8.
[82]: Charlatans, vendeurs de thériaque, la grande panacée. On les appeloit aussi triacleurs.
Tous ces beaux suffisans dont la cour est semée
Ne sont que triacleurs et vendeurs de fumée.
Regnier, sat. XIII, v. 230.
[83]: Président et lieutenant général en la sénéchaussée et siége présidial de Clermont en Auvergne, qui vint à Paris en qualité de député de sa province aux états-généraux de 1614, et y soutint avec une ferme éloquence les droits du tiers-état contre la noblesse et le clergé. C'est à ce sujet qu'il fit paroître sa Chronologie des états généraux, où il prouva que le tiers avoit toujours eu entrée aux Etats, séance et voix délibérative.
[84]: C'est-à-dire Irlandois en passage. Ces gueux catholiques, chassés de leur île par les persécutions, avoient infesté Paris pendant tout le temps de l'occupation espagnole. On sait par d'Aubigné comment ils se blottissoient dans les cavités du Pont-Neuf, inachevé, et comment, la nuit venue, ils tiroient par les jambes et précipitoient dans l'eau les passants qui leur refusoient leur bourse pour aumône. C'étoient de dévotes gens pourtant, ne demandant qu'à être canonisés. «Si l'on fait, dit d'Aubigné, quelque difficulté de les sanctifier, il faut avoir égard s'ils présupposoient ne faire mal qu'à des hérétiques.» (Hist. univ., liv. 5, ch. 15.) En 1606, on fit raffle de tous ceux qui se trouvoient encore à Paris, on les entassa sur des bateaux et on les mit hors de France. (L'Estoille, édit. Champollion, t. 2, p. 398.) C'est à François Miron qu'on dut cette exécution. La ville lui en fut très reconnoissante. (Félibien, Preuves, t. 2, p. 34, 35.)