[85]: Autre député des états qui prit vigoureusement les intérêts du tiers, et demanda à grands cris les réformes. Il est parlé de lui, ainsi que du sieur Estienne, qui le soutenoit, dans le Financier à Messieurs des Estats, p. 29.

[86]: Dans le curieux petit livret que nous venons de citer, il est aussi parlé (p. 9) de l'abus criant des pensions, dont la somme augmentoit tous les jours, et qui, après avoir absorbé le trésor du feu roi, mis en dépôt à la Bastille, consumoient toutes les ressources de l'impôt.

[87]: Sorte de droit de paulette que payoient chaque année les détenteurs d'office pour conserver leur charge à leur succession. On s'étoit fait une belle ressource par la création de cet impôt: «Les thrésoriers des parties casuelles, lit-on dans le Financier (p. 9), ont avancé quatre cent mille livres sur l'espérance du droit annuel.»

[88]: C'est dans la grande salle du couvent des Augustins que les états-généraux de 1614 tinrent leurs séances.

[89]: Vendre par adjudication en justice.

[90]: Beaufort et Juvigny faisoient alors courir des Mémoires contre le corps des financiers, dont ils avoient fait long-temps partie. On accusoit leurs plaintes d'être intéressées. «Si vous saviez pourquoi Juvigny et Beaufort vous en parlent (de la chambre de justice), vous ne les escouteriez point..... La part qu'ils ont eue aux deux cent mil livres ordonnez aux denonciateurs qui ont trahy leurs maistres et falsifié tant d'acquits et rooles a esté trop petite pour eux; ils en veulent manger encores.» (Le Financier, p. 11.)

[91]: C'est le livret que nous venons de citer.

[92]: La première chose demandée aux Etats de 1614 fut la suppression de la paulette; mais on ne s'entendit pas sur cette proposition entre la noblesse, qui l'avoit pourtant faite, et le tiers, qui en auroit eu les profits. La cour prit occasion de ces débats pour demander la surséance. On n'y revint plus, et le droit de paulette fut conservé.

[93]: Petit droit qui, avec les épices, constituoit les honoraires de la magistrature et de la bazoche. Les mots pot-de-vin et épingles sont restés comme termes de marché.

[94]: Tout ce qui, dans cette pièce, a rapport aux finances en général, et par conséquent la première partie tout entière, n'est, sauf quelques légères différences, que la reproduction d'une autre du même genre ayant ce titre: Traité du revenu et despense de France, de l'année 1607. Cette dernière pièce a été publiée dans la Revue rétrospective, 1re série, t. 4, p. 159-186, d'après une copie manuscrite conservée à la Bibliothèque impériale, collection du Puy, vol. 89, fol. 243. Le texte en est bien préférable à celui de la pièce que nous donnons. Nous en tirerons parti pour des corrections, que nous ferons toutes avec le plus grand soin, mais sans pourtant prendre la peine de les indiquer l'une après l'autre.—Quoique cette pièce porte la date de 1622, c'est le budget de 1620 qui s'y trouve détaillé, comme on le verra plus loin.