[111]: En 1607, cet état s'étoit élevé à 4,534,000 livres.
[112]: Ce total n'est pas encore exact; il faut lire 4,711,020 liv.
[113]: Dans la pièce de 1607, on lit seulement «ils font le département des sommes y contenues par les paroisses, ajoutant ordinairement à l'année précédente», ce qui est plus naturel, car, en matière d'impôt, rien de plus commun qu'une augmentation, rien de plus rare qu'une diminution.
[114]: C'est, sauf cent francs, la somme portée aussi sur l'état de 1607. Toutes les autres diffèrent plus ou moins, si ce n'est pour ce qui se percevoit dans les généralités de Limoges, de Bourges, de Moulins, de Bordeaux, de Dijon, où la recette de l'épargne ne varie pas.
[115]: Total fautif encore. L'addition exacte des sommes qui précèdent donne 9,590,800.
[116]: «Et les collecteurs le peuple», est-il fort justement ajouté dans la pièce de 1607.
[117]: Le premier bail général des aides avoit été fait en 1604 pour 500,000 livres seulement. En 1607, comme on le voit par l'Etat souvent cité, et en 1622, comme on en a la preuve ici, les sommes perçues à ce titre montoient déjà à 1,500,000 livres; en 1649, d'après l'Etat général du revenu, elles atteignoient 3,549,712 livres, et la proportion alloit toujours croissant. «Le bail a si bien haussé, lisons-nous dans le Détail de la France, pièce de la fin du XVIIe siècle, que les aides sont à 19 millions ou environ aujourd'hui.» (Archives curieuses, 2e série, t. 12, p. 193.)
[118]: Droits perçus sur les vaisseaux marchands du port de Bordeaux à qui l'on donnoit pour sauvegarde un convoi de vaisseaux de guerre. En 1649, d'après l'Etat général du revenu pour cette année-là, la ferme du convoi de Bordeaux rapportoit deux millions trois cent mille livres.
[119]: La traite foraine, l'une des cinq grosses fermes, étoit un droit levé sur toutes les marchandises qui entroient dans le royaume ou qui en sortoient. L'établissement de la traite d'Anjou, dont il est parlé ici, des bureaux d'Ingrandes, Montluçon et autres lieux qui ne sont pas sur les frontières, étoit alors une chose toute nouvelle.
[120]: «De la ferme des cartes et tarotz, lit-on dans l'Etat de 1607, à savoir 15 deniers par jeu de cartes qui se consomment au royaume, n'y a aucunes charges, 3,000 livres.» C'étoit surtout à Rouen un grand commerce, qui s'augmenta beaucoup encore pendant tout le XVIIe siècle. En 1695, Rouen fournissoit de cartes à jouer toute l'Europe, et même les colonies espagnoles d'Amérique. (Archives curieuses, 2e série, t. 12, p. 230.)