[179]: Sur l'état de 1641 le médecin Ribère ne se trouve plus, mais il y en a six autres à sa place: Bonnard, premier medecin du roy, pour 12,000 livres de gages; Seguin, premier medecin de la reyne, pour 6,000; Guillemeau, medecin ordinaire du roy, pour 2,400; Citoye, medecin du roy (il étoit aussi, comme on sait, celui du cardinal de Richelieu), touchoit 2,000 livrés «pour sa pention», et non pour ses gages; enfin Le Teillier, médecin du roy, touchoit 1,200 livres.—Ce qui nous étonne, c'est de ne pas voir ici le nom d'Hérouard, qui devoit être pourtant, en 1621, attaché à la personne du roi, d'après ce que dit Tallemant (édit. in-12, t. 3, p. 62): «J'oubliois que son médecin Hérouard a fait plusieurs volumes de tout ce que le roi a fait, qui commencent depuis l'heure de sa naissance jusqu'au siége de La Rochelle, où vous ne voyez rien, sinon à quelle heure il se réveilla, déjeuna, cracha, pissa, etc.» Ce singulier manuscrit a été indiqué par le P. Lelong dans sa Bibliothèque de la France, t. 2, no 21,448. Il porte ce titre: La Ludovicotrophie, ou Journal de toutes les actions et de la santé de Louis, dauphin de France, qui fut ensuite le roi Louis XIII, depuis le moment de sa naissance jusqu'au 29 janvier 1628, par Jehan Hérouard, premier médecin du prince. Il paraîtroit qu'Amelot de la Houssaye avoit eu connoissance de ce journal, quand il écrivit, ne se trompant que sur le nom du médecin: «Bouvard, médecin de Louis XIII, lui fit prendre en un an 215 médecines et 212 lavements, et le fit saigner 47 fois.» (Mémoires historiques, t. 2, p. 193-194.) Ce Journal est aujourd'hui parmi les manuscrits de la bibliothèque de l'Arsenal, in-4, no 184.

[180]: Ne seroit-ce pas Dubois, l'un des premiers valets de chambre du roi, de qui l'on a le Mémoire fidèle des choses qui se sont passées à la mort de Louis XIII, etc., publié d'abord à Amsterdam (Curiosités historiques, 1759, t. 2, p. 44), puis par MM. Michaud et Poujoulat, qui ne rappellent pas sa première publication dans leur nouvelle collection de Mémoires, 1re série, t. 11, p. 523.

[181]: Dans l'état de 1641, l'on ne retrouve plus ces trois derniers emplois, qui indiquent qu'en 1621 Louis XIII, qui n'avoit que 20 ans, apprenoit encore l'écriture, la paulme et les armes. On y trouve en revanche: Jacques Le Vasseur, trompette du roy, porté pour 400 livres; Jacques Abraham, oiseleur et siffleur de linottes, pour 200; le petit fourbisseur, pour 600; Boccan, maître à danser de la reyne, pour 800, et le sieur Dupré, saulteur, pour la même somme. En 1659, d'après l'Estat général des officiers, domesticques et commensaux de Sa Majesté ..., tiré des Mémoires de M. de Saintot, par le sieur de La Marinière, Paris, 1660, in-8, l'on apprend que le maître à danser du jeune roi (Louis XIV) recevoit 2,000 livres, son maître de dessin 1,500, tandis que celui qui lui montroit l'écriture n'en avoit que 300.

[182]: Il fut plus tard lieutenant-colonel du régiment des gardes et grand maréchal des logis. En 1641 il avoit cette dernière charge et recevoit 2,000 livres, plus 4,000 auxquelles il avoit droit «pour la pention qu'avoient ses prédécesseurs et qu'il avoit acheptée avec sa charge.» Le premier, selon Mme de Nemours, il démêla les bonnes qualités de Louis XIV. (Collect. Petitot, 2e série, t. 34, p. 305.)

[183]: C'est lui qui, au siége de Montpellier, en 1622, eut une querelle avec M. de Marillac pour une sentinelle de sa compagnie que celui-ci avoit frappée. V., à cette date, les Mémoires de Puységur.

[184]: Personne alors n'occupoit cette haute charge: Luynes se l'étoit réservée. C'est lui qui tenoit les sceaux et qui, par conséquent, touchoit aussi les appointements. Après sa mort, le président du Vair, dont le nom suit, fut fait chancelier, mais mourut lui-même après un très court exercice.

[185]: C'étoit Nicolas de Verdun. V. sur lui les Caquets de l'Accouchée, p. 143-144.

[186]: Jérôme de Hacqueville. Il fut premier président en 1627, après la mort de M. de Verdun, et mourut lui-même l'année suivante.

[187]: Le sieur de Villautrais, que sa fortune de partisan avoit porté au Conseil d'Etat. V. les Caquets de l'Accouchée, p. 365.

[188]: Meri de Vic, sieur d'Ermenonville, qui fut chancelier de France après du Vair, et mourut l'année qui suivit son entrée en charge.