[209]: Auparavant marquise de Créqui, et mère du maréchal de ce nom. Le comte de Sault, dont il a été parlé plus haut, étoit son fils d'un second lit. Bullion avoit été son amant et lui devoit sa faveur. V. Tallem., édit. in-12, t. 3, p. 5-6.

[210]: Diane d'Estrées, sœur de Gabrielle et seconde femme de Jean de Montluc, sieur de Balagny, maréchal de France. Elle avoit une détestable réputation et la méritoit. V. t. 5, p. 155.

[211]: Henri IV l'avoit aimée sans succès. Il l'attacha à la personne de Marie de Médicis lors de son mariage avec cette princesse. C'est l'une des rares honnêtes femmes que nous trouvons dans cette liste de dames ayant pension de Louis XIII, dit le chaste.

[212]: En 1641, c'est la nourrice du dauphin qui touche une pension, mais de beaucoup moins forte: «A la demoiselle de la Giraudière, première nourrice de M. le Dauphin ..., 1,200 livres.»

[213]: C'est la folle en titre d'office dont nous avons déjà si souvent parlé. V. notamment Caquets de l'Accouchée, p. 168, 261. Ogier, dans son Apologie pour Balzac, p. 100, parle de Mathurine comme d'une folle à gages. Ce livre parut en 1627, et Ogier dit qu'elle étoit morte alors.

[214]: Même note pour maître Guillaume, qui se trouvoit être le fou de Louis XIII comme il avoit été celui de Henri IV. V. pour lui les Caquets de l'Accouchée, p. 263, etc. Dans le Lunatique à maître Guillaume, l'une des nombreuses pièces qui furent faites sous le nom de ce fol ou à son sujet, il est parlé de sa pension, ainsi que de celle de Mathurine: «Tu fais bien de ne pas aimer les réformés, dit l'auteur à maître Guillaume ... car s'ils étoient crus ... on retrancheroit les fols et les bouffons ... Eh! pauvre Mathurine, pauvre Angoulevant, pauvre maître Guillaume, et tous tant que vous êtes de fous à chaperon et sans chaperon, où seroient désormais vos pensions?»

[215]: Les gouverneurs des fous de cour étoient eux-mêmes des bouffons, témoins ceux qu'on avoit donnés pour maîtres à Thoni, fou de Henri II et de Charles IX: l'un s'appeloit Gui, l'autre La Farce. Il est parlé de celui-ci, dont nous ne venons, bien entendu, de dire que le surnom, dans une pièce qui se trouvoit parmi les archives de M. le baron de Joursanvault, et que le Catalogue (1re partie, p. 64, no 447) analyse ainsi: «Louis de la Proue, dit La Farce, gouverneur de Thouyn (c'est le vrai nom de Toni), fou du roy, va avec ledit Thouyn trouver le duc de Lorraine de la part du roi.» (1560.)

[216]: Nous ne connoissons ce livre que par l'exemplaire qui se trouve à la bibliothèque de l'Arsenal. Il eut pourtant deux éditions; la seconde, très augmentée, se trouve aussi, mais sans titre, à la même bibliothèque. Une série de huitains adressés aux arquebusiers en est la pièce la plus curieuse; elle nous a beaucoup servi pour l'annotation des quatrains que nous donnons ici.

[217]: L'arsenal particulier du roi étoit à Fontainebleau, dans la partie du château qu'on appeloit le pavillon des armes. Une des chambres de ce pavillon avoit servi de prison au maréchal de Biron.

[218]: Pour comprendre cette épithète de chauve qu'il donne à l'Occasion, après avoir dit tout à l'heure qu'il eût dû la prendre aux cheveux, il faut se souvenir d'une épigramme célèbre de l'Anthologie sur une statue de cette déesse la représentant avec une longue chevelure sur le devant de la tête et aucun cheveu par derrière.