[219]: Ces armes que Poumerol offre ici au roi n'ont pas été conservées, que je sache. Je ne connois comme ayant pu appartenir à Louis XIII qu'un mousquet à mèche à double détente, ayant sur la plaque de couche les armes de France et de Navarre; puis un autre portant la date de 1627, avec le nom de Jean Simonin, à Lunéville; enfin un autre encore, daté de 1616, signé sur le canon: D. Jumeau. Ce Jumeau est le même que nous avons trouvé dans la pièce du Feu royal, avec le titre d'arquebusier ordinaire de Sa Majesté. (V. plus haut, p. [13] et suiv.)
[220]: C'est-à-dire sur le bois (fustis), sur l'affût. Le mousquet de Jean Simonin, de Lunéville, dont il est parlé dans la note précédente, porte ainsi sur le bois des ornements sculptés d'un beau travail.
[221]: Les arquebuses à rouet avoient succédé aux arquebuses à mèche. Leur mécanisme étoit le plus parfait qu'on eût encore trouvé pour la batterie des armes à feu. Il consistoit en une roue d'acier placée à la culasse de l'arquebuse ou du mousquet, et qui, mise en mouvement par la détente d'un ressort, alloit dans sa rotation frapper à coups redoublés sur une platine à silex.
[222]: Dans les huitains qui se trouvent dans la seconde édition de ses poésies, Poumerol dit, entre autres choses, à ses confrères les arquebusiers:
Je leur conseille aussi d'user
De fer d'Espagne en leur boutique,
Afin de ne point abuser
De leur art ni de leur pratique.
Le bon fer et le bon charbon,
L'acier, le soin, l'expérience
Et de l'ouvrier la patience,
Est ce qui rend l'ouvrage bon.
[223]: Il dit encore dans ses huitains:
Un bon acier entre deux fers,
Comme le bois dans son escorce,
Soudé par des maistres experts,
Augmente d'un canon la force.
[224]: C'est vers 1630 seulement qu'on avoit substitué au mouvement du rouet contre la platine à silex le simple choc de la pierre à feu ou fusil: de là le nom nouveau de ces sortes de mousquets. Les vers de Poumerol sont de 1631: il y parle donc d'une chose toute récente. Aussi, plus loin, les appellera-t-il ces fusils nouveaux. (V. Marolle, la Chasse au fusil, 1788, p. 47.)
[225]: Il dit dans ses huitains:
En outre, pour estre subtils
A couper le bois des montures,
Il faut avoir de bons outils
Pour en bien faire les jointures,
Et que tous les fers agencez
Dans du cormier rouge et durable
Soient d'un lustre presque semblable
A des diamans enchassez.