[292]: Pierre de Bonzi, fait cardinal en février 1672, et qui mourut archevêque de Narbonne, à l'âge de soixante-treize ans. Il eut surtout des intrigues avec Mlle de Gevaudan, qui devint plus tard la fameuse marquise de Ganges. (Recueil de Maurepas, t. 6, p. 131, et t. 7, p. 339.)
[293]: Emmanuel-Théodose de La Tour d'Auvergne, abbé de Cluny, grand aumônier de France, connu sous le nom de cardinal de Bouillon. Il n'étoit plus à la cour alors, il étoit en exil au château de Paray-le-Monial. (V. lettre de Mme de Sévigné, 28 octobre 1688.)
[294]: Guillaume de Furstemberg, évêque de Strasbourg, fait cardinal le 2 septembre 1686. Deux ans après, il avoit été élu coadjuteur de Cologne, grâce à l'influence de la France. Le pape lui refusa ses bulles, et Louis XIV, mécontent, fit occuper Cologne par ses troupes. Guillaume de Furstemberg étoit aussi abbé de Saint-Germain-des-Prés. C'est là qu'il mourut, le 10 avril 1704. Une des rues bâties en 1699 sur le terrain de l'abbaye lui doit son nom.
[295]: Charles Maurice Le Tellier, que la haute faveur de Louvois, son frère, avoit fait nommer coadjuteur de Reims lorsqu'il n'avoit encore que vingt-sept ans! (Mém. de Choisy, Collect. Petitot, 2e série, t. 63, p. 458; Saint-Simon, 1re édit., t. 2, p. 279.)
[296]: Une anecdote racontée dans l'Almanach littéraire de 1793 fait allusion au reproche que Mazarin adressoit sans cesse à La Feuillade. En 1655, au siége de Landrecies, il avoit été blessé d'un coup de mousquet à la tête. Les chirurgiens, en lui appliquant le premier appareil, lui dirent que c'étoit grave, car on voyoit la cervelle: «Ah! parbleu, si c'est ainsi, prenez-en un peu et envoyez-le sur un linge au cardinal, qui me dit cent fois le jour que je n'en ai point:
O messieurs, la bonne nouvelle!
A ce diable de Mazarin,
Qui pretend que j'en ai besoin,
Envoyons-en une parcelle.»
[297]: Il alloit toujours en grand équipage et grand train. C'est à lui qu'arriva sur la route de Saint-Germain cette aventure si bien racontée par Mme de Sévigné: Le carrosse de Monseigneur passant sur le corps d'un pauvre homme et de son cheval, puis versant du choc, tandis que l'homme et le cheval se relèvent et décampent au galop. «Il croit bien être grand seigneur, dit la marquise, mais ses gens le croient encore plus que lui.» (Lettre du 5 février 1674.)
[298]: Le portrait que fait de lui Saint-Simon (Mémoires, 1re édit., t. 2, p. 85) nous le représente bien plutôt comme un colonel de dragons que comme un prélat.
[299]: C'est ce qu'on dit dans un couplet qui fut fait lorsque Louvois se chargea de l'administration des haras:
Louvois n'aura pas d'embarras
A faire valoir ses haras,
S'il prend pour etalon son frère:
Lère là, lère lan lère.