[362]: C'étoit le plus fort de la besogne des alchimistes, que pour cela l'on appeloit souffleurs encore à la fin du XVIIe siècle. Écoutez le Crispin des Folies amoureuses (act. 1, sc. 5):

Il ne s'en est fallu qu'un degré de chaleur
Pour être de mon temps le plus heureux souffleur.

[363]: C'est la fable d'Ésope, l'Astrologue, reprise, comme on sait, par La Fontaine, liv. 2, fable 13. «Je sçais bon gré, dit Montaigne (Essais, liv. 2, chap. 12) à la garse milésienne qui, voyant le philosophe Thalès s'amuser continuellement à la contemplation de la voulte celeste et tenir toujours les yeux eslevez contremont, lui mit en son passage quelque chose à le faire bruncher, pour l'advertir qu'il seroit temps d'amuser son pensement aux choses qui estoient dans les nues quand il auroit pourveu à celles qui estoyent à ses pieds.» Montaigne cite ensuite ce vers que Cicéron, De divinat., liv. 2, chap. 13, dirige contre Démocrite:

Quod est ante pedes nemo spectat, cœli scrutantur plagas.

D'après une anecdocte que raconte le Menagiana (Collect. des Ana, t. 1, p. 78), il paroîtroit que ce qui fait le sujet de ces fables arriva un jour réellement.

[364]: Sans doute faut-il lire braquamasque, ce qui seroit alors un dérivé de braque, mot qui, surtout dans le Midi, s'emploie pour fou, insensé.

[365]: C'est-à-dire au vol. C'étoit le mot en usage, comme on le sait par ce passage de Marot, dans son Epitre au Roy pour avoir esté desrobé:

Car votre argent, trop debonnaire prince,
Sans point de faute est subject à la pince.

[366]: On est encore persuadé dans quelques villes de province qu'en gardant les morceaux de pain bénit qui se distribuent le dimanche à l'église, on se donne un préservatif contre les maléfices. Aussi a-t-on bien soin de les laisser religieusement moisir dans le fond de quelque tiroir.

[367]: Cette herbe étoit née, disent les poètes, de la bave tombée de la triple gueule de Cerbère, quand Hercule lui étreignit fortement le gosier et l'arracha des enfers. (Ovide, Metamorph., liv. 7; Pline, liv. 27, ch. 3.)