[308]: François de Médicis étoit alors grand-duc de Toscane. On sait quelle étoit son habileté pour l'invention de nouveaux impôts et sa rigueur à les exiger. Quatre ans après l'époque dont on parle ici, il ne fut arrêté ni par la famine, ni par la peste, qui désoloient ses états, et leva des contributions plus que jamais exorbitantes.

[309]: Var.:

Et fait un party de la somme.

[310]: V. l'une des précédentes pièces sur les impositeurs italiens.

[311]: Var.:

Auroit peur d'en recevoir blasme
En usant si lascivement.

[312]: Var.:

Leur œil ne se trouve à son aise
Dedans le reply de leur freize.

Le premier vers vaut mieux en ce qu'il donne une idée de la hauteur des fraises, qui alloient jusqu'aux yeux.

[313]: «Ces beaux mignons, dit L'Estoille (t. 1, p. 74), portoient les cheveux longuets, frisés et refrisés par artifice, remontant par-dessus leurs petits bonnets de velours, comme font les putains, et leurs fraizes de chemise de toile d'atour empesez et longues de demi-pied, de façon qu'a voir leurs testes dessus leurs fraizes, il sembloit que ce fust le chef de saint Jean dans un plat.» Une anecdote qui se trouve dans le Peroniana (Cologne, 1691, in-12, p. 145) donne mieux que tout ce que nous pourrions dire une idée de la largeur des fraises qui se portoient alors: «La reyne, lisons-nous..., ayant mis une fort grande fraize, voulut manger de la bouillie et se fit apporter une cuiller qui avoit un fort grand manche, si bien qu'elle pouvoit manger sa bouillie sans gâter sa fraize.» Henri III s'en étoit lassé quelque temps: «Au commencement de novembre (1575), dit l'Estoille, le roi laissa sa chemise à grands godrons, dont il étoit autrefois si curieux, pour en prendre à collet renversé à l'italienne.» Mais en 1578 la mode des fraises «d'un tiers d'aulne» reprit plus que jamais fureur. (Mém. de P. Fayet, p. 2.) Les collets revinrent et restèrent. Sous Louis XIV pourtant, les arriérés, comme le Sganarelle de l'Ecole des maris, jouée en 1661, ne s'y étoient pas encore conformés. «Ma foi, dit Lisette de ce suranné,