[41]: Un âne.

[42]: Les harpies.

[43]: On voit que les farceurs se couvroient le visage de farine, comme notre Pierrot, qui a seul gardé la tradition. De là le sobriquet d'enfarinés qu'on leur donne partout. On voit par un passage de Montaigne (liv. 3, en. 10), que c'étoit déjà l'usage des apprentis badins de son temps. On lit dans les Jeux de l'inconnu (1645, in-8, p. 158), au sujet de Jean Farine, qui, lui non plus, ne doit pas son nom à autre chose: «A le voir si blanchastre, il semble qu'il soit déjà enfariné.»

[44]: On appeloit habit de vinaigre, selon le Dictionnaire de Trévoux, tout habit trop léger porté en hiver, sans doute parcequ'il n'empêchoit pas le froid de vous piquer.

[45]: Sans doute le cabaret de la Licorne, qui a donné son nom à l'une des rues de la Cité. En 1816, selon la Tynna, il s'y trouvoit encore, au no 8, un marchand de vin ayant une licorne pour enseigne. On disoit, pour prédire à quelqu'un quelque bonne raillerie: Les petits enfants en iront au vin et à la moutarde, d'où le nom trivial de moutard donné à ceux-ci. Ce que disent ces deux vers répond évidemment à cette locution, qui se trouve déjà dans Villon, et que Malherbe, dans ses lettres à Peiresc, employoit encore.

[46]: C'est-à-dire couvert de bigarrures. On connoît le proverbe: «Piolé riolé comme la chandelle des Rois», qui étoit en effet de deux couleurs. Un fol, comme celui qui parle dans ces stances, pouvoit bien s'exprimer ainsi. Les badins, selon Henri Estienne, dans la préface de son Apologie pour Hérodote, portoient des «robes bigarrées de bandes larges.»

[47]: Sorte d'insecte. Voy. Ronsard, éd. Jannet, t. 1, p. 395, note 4.

[48]: Cette pièce se trouve, p. 278-282, dans le curieux recueil Le tableau de la vie et du gouvernement de MM. les cardinaux Richelieu et Mazarin, et de M. Colbert, représenté en diverses satyres et poésies ingénieuses, etc. Cologne, P. Marteau, 1694, in-12. Seulement, elle est fautive dans cette édition; nous l'avons rétablie d'après celle qui avoit paru l'année précédente, et qui est bien plus correcte.

[49]: Il s'agit encore ici du retranchement des fêtes, au sujet duquel nous avons déjà publié une pièce (t. 5, p. 245), et qui avoit été ordonné par le roi, en 1666, sur un Mémoire de Colbert, reproduit dans la Revue rétrospective, 2e série, t. 4, p. 257-258.

[50]: On n'avoit pas retranché moins de dix-sept fêtes. V. Journal ms. d'Olivier d'Ormesson, 2e partie, fol. 139. Le peuple, qui tenoit à quelques-unes, cria fort et si bien qu'on finit par les rétablir. Celle de saint Roch étoit du nombre. V. notre t. 5, p. 249-250. C'est pour celle-ci surtout qu'il commença sa désobéissance: «Le mardy 16 août (1667), feste de saint Roch, dit encore M. d'Ormesson, fol. 151, tout le monde festa nonobstant le retranchement.»