[31]: Ces déesses sont les nymphes de Jean Goujon à la fontaine des Innocents, placée alors au coin de la rue aux Fers et de la rue Saint-Denis. L'auteur les invoque ici parceque c'est à leur pied qu'Angoulevent, avec la troupe des farceurs de l'hôtel de Bourgogne, venoit faire sa montre ou parade. Il devoit aller aussi au carrefour de la Pointe-Saint-Eustache, près de ce Pont-Alais qui avoit donné son nom à un autre farceur. V. Nouvelles de Des Periers, édit. Louis Lacour, p. 133-134, et notre tome 3, p. 142.

[32]: Ceci donne raison à notre première note.

[33]: L'entrée par la grande porte étoit un des points en litige. Angoulevent prétendoit qu'il y avoit seul droit, et l'arrêt du 19 février 1608 lui conserva en effet ce privilége. Il y est dit que Nicolas Joubert (c'étoit le vrai nom d'Angoulevent) sera «maintenu et gardé en sa possession et jouissance de sa Principauté de Sots et des droits appartenant à icelle, même du droit d'entrée par la grande porte dudit hôtel de Bourgogne, etc.»

[34]: Le vert étoit, comme on sait, la couleur des fous.

[35]: Je ne sais ce qu'étoient ce Martin Gan et l'espèce de pourpoint dont il semble avoir amené la mode; mais je suppose que celui-ci auroit pu fort bien s'assortir avec les fameuses chausses à la martingale dont parle Rabelais. Le Duchat pense qu'on les appeloit ainsi parceque la forme en étoit empruntée aux mariniers de Martègue en Provence. C'est donc peut-être Martéguan, et non Martin Gan, qu'il faut lire ici. V. Rabelais, l. 1, ch. 20, et l. 2, ch. 7.

[36]: C'est-à-dire que son haut de chausses étoit attaché au pourpoint avec des aiguillettes, et qu'il étoit aiguilleté, comme l'Harpagon de Molière.

[37]: On faisoit alors rafle de tous les gueux irlandois et autres qui se trouvoient à Paris, et on les embarquoit pour le Canada ou Nouvelle-France. Les quartiers qui en fournissoient le plus étoient ceux des Fossés-Montmartre (V. Tallemant, édit. in-12, t. 2, p. 23), de la Ville-Neuve-sur-Gravois, où se trouvoit, comme on sait, l'une des plus fameuses cours de Miracle, etc. C'est sans nul doute à cause des nombreuses bandes de mendiants qui en partoient pour le Canada que cette partie de Paris commença de s'appeler alors la Nouvelle-France, nom qui s'est étendu au faubourg Poissonnière, qui en étoit la continuation. La caserne qui s'y trouve l'a seule gardé.

[38]: Se parer avec forfanterie. Ce mot est dans Montaigue, liv. 3, ch. 10.

[39]: C'est-à-dire un tableau bouffon, une affiche-caricature, qu'on mettra à la porte du théâtre de l'hôtel de Bourgogne.

[40]: Les peintres Zeuxis et Parashius.