C'étoit lui qui apportoit dans les maisons l'attirail des convois, comme dit Regnard dans le Légataire, acte IV, scène dernière, et qui régloit le tarif, comme on le voit ici.
[55]: On sait qu'alors tout paroissien d'importance se faisoit enterrer dans l'église.
[56]: Sur cette expression, v. notre t. 5, p. 250, note.
[57]: Alors on prononçoit craire. C'est ce qui donne raison à la singulière rime qui se trouve ici. Toutefois, dans les vers il étoit d'usage d'employer la prononciation qui a prévalu. V. Journal de l'Académie françoise, par l'abbé de Choisy (1696), fol. 7. On ne vouloit pas sans doute que l'accident qui arriva un jour à une actrice de province pût se renouveler. Elle avoit à dire ce vers:
Le prince vit encore! ô ciel! puis-je le croire?
Elle le prononça suivant la mode admise dans la conversation; aussi son interlocuteur, pour ne pas manquer la rime à craire, riposta tout aussitôt:
Oui, princesse, il arrive, et tout couvert de glaire.
[58]: V. l'une des notes précédentes.
[59]: Mais, dit encore Marigny, dans la discussion qu'il établit entre les marguilliers de Saint-Paul et un parent révolté de la somme énorme des frais:
—Mais, s'il meurt sans laisser de bien,
Qu'avez-vous coutume de faire,
Suivant votre honnête métier
De ne faire rien pour rien?...
—Sans prière ni luminaire
On le fait porter, comme un chien,
Dans quelque coin du cimetière;
Et, de plus, sachez qu'en ce cas
L'exactitude est si précise,
Que même nous ne souffrons pas
Que le corps passe par l'église.