[216]: «Le dit sieur duc de Joyeuse, lit-on dans les Œconomies royales, avec une grande et belle armée abondamment pourvue de toutes choses, et luy accompagné de tous les principaux seigneurs et plus galands hommes de la cour, s'achemina en Poitou.» (Collect. Petitot, 2e série, t. 1, p. 383.)
[217]: Lisez Chemillé. C'est un important chef-lieu de canton du département de Maine-et-Loire, arrondissement de Beaupréau.
[218]: Lisez Maillezais.
[219]: «Le roi de Navarre, lit-on encore dans les Œconomies Royales, avoit quatre ou cinq régiments, dont les deux premiers estoient ceux des sieurs Charbonnières et Desbories, lesquels il destina pour estre mis en garnison dans la ville de Saint-Maixent, en cas de siége; et pour éviter qu'ils ne mangeassent les vivres de la place et les tenir neantmoins tout prêts à se jeter dedans lorsqu'il en seroit besoin, il les fit loger à La Motte Sainct-Eloy, appartenant ce nous semble à M. de Lansac, leur ordonnant de s'assurer du chasteau; mais, à la prière du sieur de Saint-Gelais, qui estoit parent du seigneur d'iceluy et qui leur en respondit, ils n'y mirent personne dedans.» (Collect. Petitot, ibid.)
[220]: Le roy de Navarre étoit à La Rochelle, dit encore Sully, «lorsqu'il eut nouvelles de la defaite de ses deux régimens dans la butte Sainct-Eloy, où il fut exercé des cruautés inouyes, ce malheur estant arrivé par faute de s'estre logé dans le chasteau, dans lequel on logea des hommes peu à peu par lesquels ils furent attaquez.»
[221]: Ce qu'on souhaite ici n'arriva pas, puisque, comme je l'ai dit en commençant, Joyeuse, quelques mois après, fut tué à Coutras. Ce furent les représailles du massacre dont vient de nous parler Sully. Lorsqu'il fut pris, il demanda grâce en offrant cent mille écus de rançon. Les soldats huguenots lui crièrent: «La Mothe Sainct-Eloy!» et le tuèrent sans merci. Il est fait mention du massacre de La Mothe et de la vengeance qui en fut prise dans une pièce très curieuse du temps de Louis XIII: Pasquil satyrique du duc de (***) sur les affaires de France, depuis l'année 1585 jusques en l'année présente 1623, in-8:
Les Anglois qu'on deffit en bières (sic)
Furent tous tués de sang-froit
Il se fict un semblable exploict
A La Mothe de Sainct-Eloy.
Il fait bon maintenir sa foy,
L'on s'en repentit à Coutras.
[222]: Viande alors, comme victus, dont il est le dérivé, se prenoit pour toute espèce de vivres. V., pour divers exemples, L. de Laborde, Glossaire, p. 541.
[223]: Buter dans le sens de tendre à. Quelquefois on se servoit d'une autre expression dont celle-ci n'est que l'abréviation:
Voilà bien frappé en la butte
Pour les faire tous tourmenter.