[252]: M. de Soubise avoit été malheureux partout: le 25 juin 1621, il avoit capitulé dans Saint-Jean-d'Angely; l'hiver suivant, il avoit été complétement défait dans les Sables d'Olonne, et avoit dû quitter la France. V. Caquets de l'accouchée, p. 35, 56.

[253]: Tous ces détails semblent avoir été pris textuellement dans une pièce publiée quelques années avant celle-ci: Le reveil du chat qui dort, par la cognoissance de la perte du pucellage de la pluspart des chambrières de Paris; avec le moyen, de le raccoutrer, suivant le rapport des plus signalées matrones, tant béarnoises que françoises, appelées à cet effet; avec les noms des ustencilles par elles trouvées dans leurs bas guichets; mis en lumière en faveur des bons compagnons à marier. A Paris, jouxte la copie imprimée par Pierre Le Roux, M. DC. XVI, in-8. Le passage si curieusement technique qu'on a repris ici se trouve après ces mots: «Voyons maintenant la deposition des Parisiennes qui font leur rapport d'une qui estoit deflorée: «Nous Marie Teste, Jane de Meaux, Jane de la Guignans et Magdelaine la Lippue, matrones jurées de la ville de Paris, certifions à tous qu'il appartiendra que, le quatorzième jour de juin dernier, par ordonnance de ladicte ville, nous sommes transportées en la rue de Frepault, où pend pour enseigne la pantoufle, où nous avons veue et visitée Henriette Pelicière, jeune fille aagée de dix-huit ans ou environ, sur la plaincte par elle faicte à justice contre Simon le Bragard, duquel elle dict avoir esté forcée et deflorée, et le tout veu et visité au doigt et à l'œil, nous trouvons, etc.» Le reste est comme ici.

[254]: Cette pièce est dirigée, comme son titre le donne à entendre, contre les intrigants d'Italie qui étoient venus à la suite des Médicis, et qui infestoient la cour et la ville. On y apprend, au sujet de leurs manœuvres, notamment contre les revenus de l'Hôtel-Dieu de Paris, des choses qui ne se trouvent point ailleurs.

[255]: Adroit. Il y avoit aussi le verbe adextrer. V. Nicolas Pasquier, lettre 8, liv. 6.

[256]: C'est-à-dire en déroute.

[257]: Sur le mot hart, V. notre édition des Caquets de l'accouchée, p. 172.

[258]: Poison, comme on sait, étoit alors du féminin (V. t. 4, p. 7). C'est d'Italie qu'on nous expédioit ces substances dangereuses, avec la manière de s'en servir. Bodin, dans son Discours sur le rencherissement de toutes choses, dit avec raison que nous aurions bien pu nous passer de faire de tels emprunts à l'Italie, en échange de choses saines et profitables.

[259]: C'est-à-dire faire les beaux parleurs sur des choses dont ils ne savoient pas le premier mot. On a cru longtemps que ce mot étoit de Ronsard. Jacques Pelletier, dans son Art poétique, lui en a même fait honneur, mais à tort. Le mot est dans Rabelais, liv. 2, ch. 6: «Seigneur, sans nulle doubte, ce gallant veut contrefaire la langue des Parisiens; mais il ne fait que escorcher le latin, et cuide ainsi pindariser

MM. Burgaud des Marets et Rathery, dans leur excellente édition de Rabelais, t. 1, p. 254, sont les premiers qui lui ont fait cette restitution. Au 17e siècle, ce mot avoit vieilli. (Vigneul-Marville, Mélanges d'hist. et de littérature, 1re édit., p. 102.) M. J. Chenier le rajeunit avec esprit dans son épigramme contre La Harpe, qui, «dans un écrit sur la langue révolutionnaire, avoit proscrit le verbe fanatiser, et avoit posé, comme règle générale, qu'aucun adjectif en ique ne peut produire un verbe en iser»:

Si par une muse électrique
L'auditeur est électrisé.
Votre muse paralytique
L'a bien souvent paralysé;
Mais quand il est tyrannisé,
Souvent il devient tyrannique:
Il siffle un auteur symétrique,
Il rit du vers symétrisé,
D'un éloge pindarisé
Et d'une ode anti-pindarique.
Vous avez trop dogmatisé:
Renoncez au ton dogmatique;
Mais restez toujours canonique,
Et vous serez canonisé.