[88]: Mme Scarron rendoit ainsi à Mme de Montespan le service que Mme Paradis, mère de l'académicien Moncrif, avoit rendu à plus d'une grande dame de son temps. «Elle écrivoit avec la même facilité dont son fils a fait preuve, dit M. d'Argenson (Mém., t. 1, p. 120), et se rendit utile, dans quelques sociétés de femmes, en écrivant pour elles leurs lettres.»

[89]: Une des lettres que Mme Scarron auroit ainsi écrite pour Mme de Montespan court les Recueils; elle est visiblement fausse. La Baumelle l'a donnée, mais seulement, dit-il, pour ne rien omettre. Selon lui, c'est Gayot de Pitaval qui l'a forgée. (Lettres de Mme de Maintenon, 1757, in-12, t. 1, p. 58.)

[90]: «Le roi l'epousa, dit Saint-Simon, au milieu de l'hiver qui suivit la mort de la reine.» (Edit. Hachette, in-8, t. 13, p. 15.)

[91]: «La satieté des noces, ordinairement si fatale, et des noces de cette espèce, dit Saint-Simon, ne fit que consolider la faveur de Mme de Maintenon. Bientôt après, elle éclata par l'appartement qui lui fut donné à Versailles au haut du grand escalier, vis-à-vis de celui du roi, et de plain-pied.» (Id., p. 16.)

[92]: Ce n'est pas tout: le roi présent, elle restoit assise; et quand le dauphin ou Monsieur venoient lui rendre visite, à peine se levoit-elle un instant.

[93]: C'est dans Saint-Simon qu'il faut lire comment, à deux reprises, elle fit les plus grands efforts pour arriver à cette déclaration, et comment, ayant échoué deux fois, elle dut se résigner à rester reine anonyme.

[94]: Charles d'Aubigné, né en 1634.

[95]: En 1666, il étoit déjà capitaine d'infanterie et cavalerie dans le régiment du roi; en 1672, on le fit gouverneur d'Amersford, avec 10,000 francs d'appointements; «mais, comme sa sœur le lui écrivoit le 19 septembre, ce n'étoit qu'un chemin à autre chose». L'année d'après, les ennemis ont pris son gouvernement; on lui en donne vite un autre, celui d'Elbourg. L'année suivante, autre changement: il est gouverneur de Bedfort. Il reste trois ans dans ce poste, et, en 1677, il obtient celui de gouverneur de Cognac. Le P. Laguille dit qu'il l'acheta; Mme de Maintenon ne parle pas de ce détail.

[96]: C'est de Mlle de Floigny sans doute qu'on veut parler ici. Il fut en effet question de la marier au marquis d'Aubigné. Elle apportoit cent mille francs de dot; le marquis vouloit davantage: l'affaire, quoique très avancée, manqua. L'année suivante, d'Aubigné trouva enfin à se pourvoir. Il épousa, le 23 février 1678, Geneviève Piètre, fille de Siméon Piètre, conseiller du roi en ses conseils, procureur de Sa Majesté et de la ville de Paris. Le P. Laguille ignoroit la rupture du premier mariage et la conclusion du second; des deux, il n'en a fait qu'un.

[97]: S'il falloit en croire les plaintes du marquis, la dot n'avoit pas été aussi forte; mais il étoit si insatiable! Peut-être seulement la dot se fit elle attendre. «Mais vous la toucherez tôt ou tard», lui écrit sa sœur, le 12 juillet 1678; puis elle ajoute, pour lui faire prendre patience: «Vous avez une femme devote, jeune, douce, et qui vous aime. Une plus riche vous auroit eté moins soumise.»