[108]: Notre maître farceur, on le voit, étoit initié aux raffinements de libertinage que la main pudique de Mlle Lambercier révéla à Jean-Jacques Rousseau enfant, et qu'il ne voulut plus désapprendre. Engoulevent mettoit en pratique ce que d'autres mirent en traité, notamment Meibomius et Doppet. Voici le titre de leurs petits livres si étrangement érotiques: J. H. Meibomii De flagrorum usu in re venerea, Londini, 1665, in-24; Traité du fouet et de ses effets sur le physique de l'amour, par D..., s. l., 1788, in-18. Pendant la Régence, le rôle du fouet s'étoit déplacé: on ne se faisoit plus fouetter, on fouettoit. «Fouetter ses maîtresses et les battre à coups de verges, écrit la mère du régent, est un raffinement de débauche dont il y a de nombreux exemples.» (Nouvelles lettres de madame la duchesse d'Orléans, édit. G. Brunet, 1853, in-18, p. 282.)

[109]: Nescia, ignorante, niaise:

Tant ne fut nice, encor que nice fût
Madame Alix, que le jeu ne lui plût.

(La Fontaine, Le faiseur d'oreilles.)

[110]: Galant, muguet, joyeux drôle, toujours en ses gogues ou en goguette. On le prenoit souvent, comme ici, en ironie. V. Rabelais, liv. IV, ch. 65, et liv. V, ch. 13.

[111]: On se servoit du mot momon, comme ici, pour désigner une bande de masques, ou, comme dans le Bourgeois gentilhomme, acte V, sc. 1, pour désigner le mannequin, sorte d'idole carnavalesque, que les masques traînoient avec eux. On connoît la fameuse farce attribuée à Sigongne: Le Balet des Andouilles portées en guise de momon, 1628, in-8.

[112]: Les chausses à l'allemande étoient toutes couvertes de ces crevés, descoupures et esgratignures dont la mode avoit fait si grande fureur au 16e siècle, et que Marie de Romieu recommandoit comme le suprême de l'élégance dans les accoustrements. V. son Instruction pour les jeunes dames, 1573.

[113]: Maroquin.

[114]: S'enfuir. Cette expression, selon Cotgrave, correspondoit à cette autre: fendre l'ergot, et celle-ci, selon M. Francisque Michel, semble répondre à la métaphore populaire je me la casse, je me la brise, pour dire je me sauve. (Etudes de philologie comparée sur l'argot, p. 147.)

[115]: Cette pièce, très rare, à ce point que nous n'avons jamais vu que l'exemplaire qui nous a servi pour la copie, est relative à la disgrâce de l'un des favoris de Louis XIII, qui, nous le ferons voir, doit être Barradas. Nous avons suivi le texte avec la plus grande exactitude, en regrettant de n'y pas mettre partout la clarté.