[247]: Aujourd'hui platue signifie une galette.

[248]: Bouchet (ibid.) donne à ce mot le sens de jambes. Cela dépend des gens.

[249]: Les Précieuses, en leur langage, appeloient les deux sœurs ce que les argotiers nomment aujourd'hui jumelles, et qui sont ces parties dont souffrent les enfants quand on les frappe, comme dit Gavarni, dans ce qu'ils ont de plus chair. La singularité de cette coïncidence, qui prouve que toutes les langues factices, quel que soit l'éloignement de leur point de départ, peuvent arriver à se rencontrer, n'a point échappé à M. Marty Laveaux dans un excellent, article de la Revue contemporaine (15 mai 1857). Il y fait voir que cette rencontre du langage des Précieuses avec celui des bandits n'est pas la seule du même genre qui soit à constater. «Les dents, dit-il, sont appelées mobilier par les malfaiteurs, et par les précieuses ameublement de la bouche...; en argot, le tranche-ardent ce sont les mouchettes, et, dans le style des ruelles, «inutile, ôtez le superflu de cet ardent», signifie: laquais, mouchez la chandelle.» V., pour ce dernier exemple, notre t. 6, p. 258.

[250]: Parola di zergo, cazzo, lit-on dans le Dictionnaire françois-italien d'Oudin. On trouve brichouart avec le même sens dans la 65e des Cent Nouvelles nouvelles. Quand on sait la signification du mot, l'application que Rabelais en a faite, lorsqu'il l'a donné pour nom au prêtre paillard du ch. 22 de son 2e livre, ne paroît que plus vive. La Fontaine, lorsqu'il l'a repris pour sa fable le Curé et le Mort, savoit-il bien ce que ce nom vouloit dire?

[251]: Ce mot, comme tant d'autres, a passé de l'argot dans le langage ordinaire, et même dans la langue littéraire.

[252]: Du grec αρτος. Sauf quelques variations dans la désinence, il est le même pour toutes les langues argotiques.

[253]: Pivois dans l'argot.

[254]: Ou lance. En fourbesque, c'est lenza.

[255]: Ce mot vient de la ligne de vie, d'après laquelle, à la seule inspection de la main, en prédisoit à quelqu'un une existence plus ou moins longue. Montaigne parle de cette ligne vitale (Essais, liv. 22, ch. 12), et la Frosine de l'Avare la suit avec complaisance dans la main d'Harpagon. Tous les argotiers et bohémiens étant diseurs de bonne aventure, ce mot-là devoit leur venir.

[256]: Ce mot trouve sa raison, ainsi que les précédents, dans la discipline ecclésiastique, qui ordonnoit aux prêtres de se raser. Au chapitre 1er des Baliverneries d'Eutrapel, nous voyons un paysan qui appelle un curé «vilain rasé.» On lit dans le Blason des barbes de maintenant, édit. des Joyeusetez, p. 8: